A64 : « 27 jours loin de nos fermes », les Ultras ne lâchent pas

mercredi 07 janvier • 11:14
Les agriculteurs présents sur le barrage de Carbonne en Haute-Garonne sont des figures de proue de la révolte paysanne.

« 27e jour. 27 jours loin de nos fermes, 27 jours à tenir, à nous relayer, à nous battre avec détermination, dans le respect des biens et des personnes. 27 jours à accueillir, dialoguer, expliquer, à transmettre des informations justes. (…) 27 jours à se battre avec les tripes », le long plaidoyer diffusé sur les réseaux sociaux ce mercredi témoigne de la détermination des agriculteurs. Les membres de l’Ultra de l’A64, présents sur le barrage de Carbonne en Haute-Garonne, sont des figures de proue de la révolte paysanne.

2024, rebelote en 2025

« Dormir dehors, sous –7°C, sur une autoroute. Tout ça pour une seule chose : vouloir nourrir la France », insistent ceux qui se nomment en référence aux supporters les plus fervents des clubs de football. Jérôme Bayle, figure régionale de la mobilisation, était déjà au même endroit une dizaine de jours en janvier 2024. À l’époque, le mouvement avait pris fin avec la venue sur place du Premier ministre de l’époque, Gabriel Attal, qui avait annoncé plusieurs mesures de simplification et d’aides pour les agriculteurs.

Les Ultras de l’A64, barrage de Carbonne en Haute-Garonne. Photo : Ultras de l’A64

En 2025, les revendications ont changé puisqu’il est question de la gestion de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), mais aussi de l’accord sur le Mercosur. Jérôme Bayle, lui, est toujours là, prenant la parole au milieu des bottes de paille quotidiennement, dans des vidéos devenues virales. La page Facebook « Les Ultras de l’A64 », ne cesse de se garnir, elle est suivie par plus de 9000 abonnés. Pour rappel, un convoi de tracteurs en route pour Toulouse a été bloqué par les forces de l’ordre ce mercredi matin, à seulement une dizaine de km de la ville (notre article).

Les Ultras de l’A64, barrage de Carbonne en Haute-Garonne. Photo : Ultras de l’A64
Linda Mansouri/InfOccitanie.