Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter à ces élections municipales ?
Je suis arrivé à Saint-Jean-de-Védas il y a une quinzaine d’années. J’ai été très impliqué dans la vie associative de la commune avant de rejoindre la mandature de Monsieur Rio entre 2020 et 2026, où j’ai été adjoint au sport et à la vie associative. C’est une mission que j’ai prise à bras-le-corps et que j’ai beaucoup aimée. Et aujourd’hui, je souhaite poursuivre mon engagement auprès des Védasiens en me représentant en tant que futur maire de la ville de Saint-Jean-de-Védas.
Vous étiez adjoint au sport et à la vie associative. Le sport semble être une thématique importante pour vous. Que proposez-vous dans ce domaine ?
Il y a plein de choses. Au niveau du sport, nous proposons l’arrivée d’un nouveau gymnase dans le quartier Roquefraisse, qui aurait dû être fait pendant la mandature mais qui a pris du retard et qui manque à Saint-Jean-de-Védas parce que les associations sont un peu saturées en termes d’équipements. À côté de cela, nous allons aussi procéder à la rénovation des équipements existants, que ce soient les gymnases de la Combe, la piste d’athlétisme de la Parre ainsi que l’aménagement du parcours santé dans la garrigue.
Saint-Jean-de-Védas compte de nombreuses associations. Comment comptez-vous les accompagner ?
Il y a un travail important, c’est l’accompagnement des associations et de leurs membres, notamment avec la rédaction d’une charte associative plus complète que celle d’aujourd’hui. Elle permettra d’avoir une équité totale dans le fonctionnement des associations. Deuxième point important, c’est aller vers le numérique. Aujourd’hui, les associations travaillent sur les demandes de subventions sur des documents de type Word. Il faut que nous arrivions à mettre en place un outil numérique qui leur permette de faciliter leurs interactions avec la mairie et que les relations soient plus efficaces et plus rapides en termes de retours sur leurs événements.
Le Contournement Ouest de Montpellier (COM) est un sujet clivant. Quelle est votre position ?
Le COM, c’est un projet d’État. Beaucoup l’appellent projet Vinci mais en réalité c’est un projet d’État dont l’exécuteur est Vinci. Il va s’imposer à nous. Aujourd’hui, notre équipe envisage surtout de garantir le cadre de vie des Védasiens dans le futur. Nous serons vigilants à ce que les nuisances soient minimes pour les habitants, que ce soit en termes de travaux, d’acoustique mais aussi en termes environnementaux. Nous engagerons un dialogue régulier avec les services de l’État et Vinci afin d’être sûrs que les compensations seront à la hauteur. Avec le COM, l’arrêt de tram de la ligne 2 doit être fermé pendant un an. Nous nous assurerons que les trajets entre le centre de Saint-Jean et les lignes de tram 2 et 5 soient assurés et efficaces, avec une capacité suffisante pour absorber tous les Védasiens qui vont au travail ou les jeunes qui vont à la fac ou au lycée.
Des évolutions sont-elles nécessaires concernant les transports en commun ?
Il y a des choses à optimiser sur plusieurs points. Le premier est que nous avons un quartier de Saint-Jean-de-Védas qui s’appelle Sigaliès, où on est obligé d’affréter un bus de la commune pour pouvoir amener les enfants depuis ce quartier vers le collège parce que le réseau TAM n’y passe pas. Déjà, nous rendrons ce transport municipal, qui est aujourd’hui payant, gratuit par équité envers les autres enfants et habitants de la commune. En parallèle, nous travaillerons avec les services de la TAM afin de voir si la ligne peut revenir dans ce quartier. Deuxième point, nous souhaitons mettre en place une navette santé gratuite pour permettre aux seniors de rejoindre le cabinet médical ou une maison de santé pluriprofessionnelle qui est en train de se monter. Enfin, sur des gros chantiers, nous souhaitons entrer en dialogue avec la TAM et les services de la Métropole pour un doublement de la ligne 2 de tramway. Aujourd’hui, nous n’avons pas assez de rames qui viennent jusqu’à Saint-Jean et cela sature un peu, surtout aux heures de pointe.
Quelles sont vos propositions en matière de santé ?
Nous commençons à avoir un problème de désertification des médecins à Saint-Jean-de-Védas. Nous accompagnons alors une association qui travaille pour la création d’une maison de santé pluriprofessionnelle (MSP). Nous voulons accompagner cette association pour lui faciliter l’implantation de cette MSP sur le territoire, que ce soit par l’accès au foncier, en facilitant les mesures administratives et les dépôts de permis de construire pour faire en sorte que ce projet puisse émerger le plus rapidement possible et accueillir un grand nombre de médecins mais aussi des orthophonistes, des kinés, des pédiatres, des gynécologues, des dermatologues. Ce projet est bien avancé car il a reçu un avis favorable de la part de l’ARS. Il faut maintenant passer à la phase d’aménagement et de construction du bâtiment.
Quelles sont vos priorités en matière de sécurité ?
Nous allons tout d’abord renforcer le centre de supervision urbain (CSU) en rajoutant notamment des caméras à des endroits stratégiques de la commune. Nous voulons aussi recruter davantage de personnel et mettre en place la vidéoverbalisation. Il y aura aussi une extension des horaires. Aujourd’hui, les horaires sont trop courts. Il faut qu’on puisse avoir une présence sur le terrain plus tard le soir, et on aimerait à terme tendre vers un 24h/24, 7j/7. Nous voulons insister aussi sur la prévention et assurer la tranquillité publique, notamment en faisant de la prévention dans les écoles pour discuter des problématiques de harcèlement, de protoxyde d’azote, de sensibilisation à l’utilisation des trottinettes électriques notamment.
Comment envisagez-vous les relations avec la Métropole ?
Je pense qu’il faut qu’on reprenne un minimum de discussions, puisque Saint-Jean-de-Védas a son identité mais elle fait partie de la Métropole. Nous voulons co-construire avec la Métropole. Saint-Jean-de-Védas seul, ce n’est pas possible. Il faut rétablir des discussions sur des projets communs. Par exemple, dans notre programme nous parlons d’implanter une recyclerie sur Saint-Jean-de-Védas qui sera adossée à la déchèterie. Cela implique le déménagement de la déchèterie, qui est une compétence métropolitaine. Nous voulons retravailler également la question des déchets ou faire des aménagements de voirie, ce sont aussi des compétences de la Métropole.
Comment comptez-vous répondre aux problèmes de températures dans les écoles ?
L’une des mesures phares au niveau des écoles, c’est la rénovation des différents groupes scolaires. Aujourd’hui, on est exposé à des températures en hiver qui peuvent être très froides et humides et en été, qui sont extrêmement chaudes et qui altèrent les rythmes pédagogiques, que ce soit pour les enfants mais aussi pour le personnel. Nous souhaitons démarrer le plus tôt possible, une fois que les diagnostics seront établis.
Quels projets d’aménagement du territoire prévoyez-vous ?
Sur la partie pistes cyclables, il y a deux thématiques. Il y a les connexions intercommunales. Il faut que l’on travaille avec nos voisins afin notamment de pouvoir aller de Saint-Jean-de-Védas à la plage en vélo sans risque pour les familles. Nous voulons aussi travailler avec Montpellier pour établir certaines connexions. Nous avons aussi un plan d’aménagement des pistes cyclables dans Saint-Jean-de-Védas où, à certains endroits, des pistes s’arrêtent et reprennent quelques mètres plus loin. Donc nous voulons connecter cela avec intelligence. Cela sera fait en concertation avec les habitants et les associations d’usagers du vélo.
Au niveau du stationnement, on va retravailler un diagnostic complet parce qu’on a une problématique de stationnement sur Saint-Jean-de-Védas. Nous avons des pistes de réflexion mais cela se fera quartier par quartier.
Nous avons également un projet d’aménagement autour de la place de l’Ortet, qui est aujourd’hui trop minérale. Il faut la végétaliser. Nous voulons créer un vrai centre de bien-être pour les résidents et commerçants et garder la place historique du marché.
Avez-vous des propositions pour réduire le trafic ?
Nous allons subir le COM donc nous espérons au moins qu’une partie du trafic sera résorbée. Reste pour nous la problématique du transit qui va de Saint-Jean-de-Védas vers Fabrègues/Gigean. Le COM ne réglera pas ce transit. Nous souhaitons remettre sur la table un vieux projet qui parlait d’une sortie d’autoroute à Fabrègues. Nous aimerions que notre collectivité, accompagnée par d’autres, puisse le mettre entre les mains d’un député ou d’un sénateur local afin qu’ils puissent aller le défendre au niveau de l’État.
Quelles mesures proposez-vous pour les quartiers ?
Nous voulons davantage concerter les habitants, chose qui a été complètement abandonnée lors de l’ancien mandat. Il faut remettre des comités de quartier avec un élu référent. C’est essentiel. Bien évidemment, nous rencontrerons les associations locales car elles connaissent très bien ce qu’il se passe dans leur zone de résidence et discutent avec les habitants de ces quartiers. Il ne faut pas dire aux habitants « on va faire ça » mais plutôt « on envisage de faire ça. Voilà des solutions techniques et financières à notre disposition. Voilà ce que l’on peut vous proposer. Maintenant, sur le choix définitif, vous y participez ».
Sept listes sont déclarées. Comment le percevez-vous et des alliances sont-elles envisageables ?
Sept listes, c’est beaucoup effectivement. Il faut être honnête, sur le territoire les projets sont assez similaires bien qu’il y ait quelques divergences parfois. De notre côté, nous avons une équipe jeune et dynamique dont je connais la capacité à pouvoir mener des projets. Tout a été budgétisé donc nous savons que nous rentrons dans l’enveloppe budgétaire sans aucun problème.
En ce qui concerne les alliances, si nous en avions envisagées, nous les aurions peut-être faites dès maintenant. Donc il n’y a pas d’intérêt à penser à une alliance. Certains l’ont apparemment déjà envisagé, ce qui n’est pas notre cas pour l’instant.
Comment vous démarquez-vous des autres candidats ?
Nous avons un budget maîtrisé. Nous avons aussi la chance d’avoir dans notre équipe une personne qui travaille dans l’accompagnement des collectivités au niveau budgétaire pour monter des projets et savoir les financer. Nous avons une rigueur budgétaire qui est claire. Dans mon équipe, nous sommes quatre élus, avec moi. Nous avons eu la gestion de portefeuilles d’activité au sein de la mairie donc nous connaissons les difficultés que l’on peut rencontrer, dont certaines sont anticipées dans notre programme. Notre expérience peut jouer en notre faveur.
Le fait d’avoir appartenu à la majorité est-il une force ou cela peut-il jouer en votre défaveur ?
C’est une force pour moi parce que le fonctionnement d’une collectivité territoriale ne s’improvise pas. Nous avons pu travailler en lien étroit avec certains services, comprendre certains mécanismes, comprendre les enjeux des budgets d’une collectivité territoriale, comprendre tout son fonctionnement. Aujourd’hui, c’est clairement un atout pour construire un programme et le dérouler.


