La FSU, l’Unsa, la CFDT, la CGT et SUD ont appelé à une semaine de rassemblements à compter de ce lundi 30 mars. Point d’orgue de cette mobilisation, une grève générale se déroule ce mardi 31 mars. À Montpellier, plusieurs dizaines d’enseignants et de syndicalistes se sont rassemblés devant le rectorat à partir de 13h30.
4 000 postes supprimés
« Arrêtons de supprimer des postes », fustige Jessica Boyer, secrétaire départementale du SNALC de l’Hérault (Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur). Au total, 4 000 postes d’enseignants, public et privé confondus, sont prévus pour être supprimés à la rentrée 2026, dont 1 891 dans le premier degré public et 1 365 dans le second degré. Pour justifier cette décision, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a évoqué une « chute démographique vertigineuse ».
Une justification incompréhensible pour les syndicats. « Dans un contexte de déclin démographique, cela devrait être l’occasion d’alléger le travail des enseignants, mais à la place, on supprime des postes », regrette Stéphane Audebeau, secrétaire départemental de la FSU 34.
« Les classes les plus chargées » d’Europe
« En Europe, la moyenne par classe est de 18 élèves. En France, nous avons les classes les plus chargées, avec 24 élèves en moyenne », atteste Jessica Boyer.
La secrétaire départementale du SNALC regrette également « la départementalisation des enseignants remplaçants », où, dans certains cas, « ils sont forcés de faire deux heures de route pour effectuer un remplacement. Cela a été le cas dans le Gard. »
Les syndicats réclament également de meilleurs accompagnements pour « la santé mentale des élèves » et déplorent « le manque d’inclusivité dans certains établissements, rendant impossible la prise en charge correcte des élèves en situation de handicap », liste Stéphane Audebeau.


