Haut la main. Le maire nîmois de Gauche, Vincent Bouget, a remporté la présidence de l’agglomération Nîmes Métropole ce mardi 14 avril, dès le premier tour. Les 105 élus de l’assemblée communautaire se sont réunis ce jour pour sceller l’avenir des quelque 260 000 habitants du territoire. 74 votes ont abondé en faveur de Vincent Bouget, contre 21 pour Julien Sanchez, candidat du Rassemblement National, le tout à bulletin secret.
Une première depuis 2002
Un épisode historique s’est joué au Colisée, siège de Nîmes Métropole. Pour la première fois depuis sa création en 2002, l’agglomération bascule sous une présidence à gauche. Une collectivité qui intervient dans bien des domaines : transports, développement économique, eau et assainissement… Dans la foulée de son élection au fauteuil de maire de Nîmes, Vincent Bouget s’est livré à un marathon au travers de la rencontre des 38 maires qui forment Nîmes Métropole. Une course qui a visiblement porté ses fruits et contribué à rassurer sur ses ambitions au service de la collectivité.
Honneur et responsabilité
« C’est un honneur de vous représenter, mais aussi une très grande responsabilité », confie Vincent Bouget lors de son discours. Celui qui succède au républicain Franck Proust entend veiller à ce que chaque commune prenne sa part dans la construction d’un avenir commun, tout en renforçant la concertation. « Notre territoire est un carrefour depuis des siècles, c’est ce qui fait sa richesse, chaque commune tient une part de cet héritage. À nous d’en faire une force, d’en tirer avantage », insiste le professeur d’histoire-géographie, qui dit être le président de « tous les habitants et de toutes les communes ».
« Nous le devons à nos ancêtres, mais aussi à nos enfants »
Il reconnait toutefois l’ampleur des défis qui planent : « Je mesure la difficulté de la tâche, à l’heure ou la diversité est perçue comme une menace. Notre pluralité sera notre force, nous le devons à nos ancêtres qui ont bâti ces villages, mais aussi à nos enfants », juge-t-il. Après avoir salué de manière républicaine le travail mené sous l’ancienne mandature, il pointe des marges de manoeuvre : « notre Métropole peine à developper ses atouts, nos jeunes à trouver du travail, les projets économiques à se concrétiser ». Le développement économique, l’implantation des entreprises, le logement, la formation, la solidarité… autant d’axes de travail que le nouveau président communiste entend renforcer. Pôle de sécurité civile, Magna Porta, aéroport… Les sujets ne manquent pas.
« Un résultat historique », se réjouit Julien Sanchez
Julien Sanchez se réjouit, quant à lui, du score du Rassemblement national : « Merci aux 21 élus, 11 de plus que nos élus RN-UDR Nîmois, qui ont voté pour ma candidature à la présidence. Il s’agit d’un résultat historique. Je tiens à remercier les maires et les élus ayant fait ce choix courageux face au communiste ». Première réaction de Vincent Bouget en vidéo ci-dessous :
Les 15 vice-présidents
- 1er vice-président : Rémi Nicolas, maire de Marguerittes
- 2e vice-président : Fanny Daguenet, conseillère municipale de Nîmes
- 3e vice-président : Bernard Clément, maire de Domessargues
- 4e vice-président : Fidéline Sébileau, maire de Bernis
- 5e vice-président : Olivier Fabregoul, maire de Caissargues
- 6e vice-président : Pierre Jaumain, adjoint au maire de Nîmes
- 7e vice-président : Eddy Valadier, maire de Saint-Gilles
- 8e vice-président : Sibylle Jannekeyn, adjointe au maire de Nîmes
- 9e vice-président : Gilles Gadille, maire de Cabrières
- 10e vice-président : Nicolas Cadène, conseiller municipal de Nîmes
- 11e vice-président : Gaël Dupret, maire de Sernhac
- 12e vice-président : Gilles Guillaud, adjoint au maire de Nîmes
- 13e vice-président : David-Alexandre Roux, maire de Manduel
- 14e vice-président : Michel Verdier, maire de Saint-Côme-et-Maruéjols
- 15e vice-président : Gaëtan Prévoteau, maire de Langlade


