Palavas-les-Flots : le plan de table de la discorde

jeudi 16 avril • 11:06
Le conseil municipal de Palavas-les-Flots a livré son lot de chicayas. Au coeur de la fronde notamment : un plan de table.

« Une opposition irresponsable : levée de séance précipitée », fulmine Christian Jeanjean, maire de Palavas-les-Flots (Hérault), réélu pour un 7ème mandat en mars dernier. La séance du conseil municipal du 15 avril a été écourtée en raison, selon lui, du « comportement non conforme aux valeurs républicaines du groupe Bien vivre à Palavas », mené par l’élue d’opposition Sandrine Arnal.

Un comportement « anti-républicain », et « irresponsable »

« Les membres de ce groupe ont fait le choix de ne pas respecter le vote du règlement intérieur et du plan de table pourtant approuvés à la majorité », expose le maire. Un non-respect qui entraîne, selon lui, en cascade : « l’impossibilité de convoquer le conseil d’administration du CCAS privant ainsi nos bénéficiaires d’aides alimentaires et financières ; l’absence de commissions d’appels d’offres suscitant des retards dans les travaux visant à améliorer le cadre de vie; la non-représentation d’élus palavasiens aux différentes instances institutionnelles (…) ». Un comportement « anti-républicain et irresponsable », qui « n’est pas digne d’élus de la République qui ambitionnaient d’être à la tête de la municipalité ! », éructe le premier magistrat.

« Notre groupe d’opposition, constitué de 5 membres, a été séparé en deux groupes de 2 et 3 membres »

Le son de cloche est différent du côté de l’élue en question. « Nous avons pris connaissance du plan de table. Notre groupe d’opposition, constitué de 5 membres, a été séparé en deux groupes de 2 et 3 membres », fait savoir Sandrine Arnal. Laquelle livre son positionnement : « Nous demandons que les élus d’un même groupe soient regroupés sur le plan de table afin d’assurer une meilleure cohérence du travail et une meilleure visibilité, comme le stipule l’article L.2121-8 du Code général des collectivités territoriales ».

Selon l’élue, le règlement intérieur ne saurait porter atteinte « au droit d’expression de ses membres (de l’assemblée, ndlr), ni à leur droit de se concerter entre eux, y compris en cours de séance ». Cette dernière narre sa version des faits : « Monsieur le maire (…) a suspendu la séance. Puis, le groupe majoritaire s’est réinstallé autour de la table, l’appel a été fait, et la question n°4 a été directement abordée puis soumise au vote, sans respecter l’ordre du jour. Suite à son refus de modifier le plan de table, monsieur le maire a levé la séance ». Le débat démocratique s’annonce houleux pour ce mandat palavasien…

Linda Mansouri/InfOccitanie.