TotalEnergies a publié mercredi 29 avril un bénéfice net en très forte augmentation au premier trimestre 2026. Il s’affiche à 5,8 milliards de dollars, soit 4,96 milliards d’euros, en hausse de 51 % sur un an. Le bond est également de 1,4 milliard de dollars par rapport au trimestre précédent. Une performance qui témoigne de sa « capacité à capturer la hausse des prix », a indiqué TotalEnergies dans un communiqué consulté par l’AFP.
En hausse de 51 % sur un an
Sa production de gaz et de pétrole, en hausse de 4 % au premier trimestre, lui a permis de compenser ses pertes dans la région du Golfe, équivalentes à 15 % de son activité pétrogazière mondiale. Ses résultats sont également portés « par une hausse de la production » de gaz naturel liquéfié (GNL), transporté par bateau, de 12 %, et « des activités de négoce », TotalEnergies ayant « tiré parti de la volatilité des marchés », selon le groupe.
« La plus forte croissance de dividende parmi les majors pétrolières »
Au-delà de la forte hausse des cours du pétrole, le géant français des hydrocarbures a réalisé « une très forte performance » dans les activités de négoce de brut et de produits pétroliers. En conséquence, le groupe a décidé de gratifier ses actionnaires en augmentant le dividende de 5,9 %, à 0,90 euro par action, la « plus forte croissance de dividende parmi les majors pétrolières ».
Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, appelle à taxer ces « super profits ». Voici son plaidoyer :
« Il est temps de taxer les superprofits pétroliers. Pendant que les Français paient toujours plus cher à la pompe et voient leur pouvoir d’achat reculer, TotalEnergies annonce des bénéfices records. Cette injustice frappe d’abord les classes populaires et moyennes, les travailleurs et les habitants des territoires ruraux, pour qui la voiture est souvent indispensable pour vivre, travailler ou se soigner. Ces profits exceptionnels ne viennent ni du mérite ni de l’innovation. Ils sont le produit d’une crise que nos concitoyens subissent de plein fouet. Il est donc légitime de les mettre à contribution. Taxer ces superprofits, c’est choisir la justice. C’est protéger le pouvoir d’achat, aider ceux qui en ont le plus besoin et financer notre indépendance énergétique. Le gouvernement doit cesser d’hésiter. Il faut agir maintenant ».


