Le siège de la France insoumise (LFI) dans le 10e arrondissement de Paris a dû être évacué ce mercredi 18 février, « suite à une menace à la bombe », a annoncé le coordinateur national du mouvement, Manuel Bompard. « Les services de police sont sur place. L’ensemble des salariés et des militants sont en sécurité », a-t-il écrit dans une publication sur X. Après une inspection des locaux, les salariés de LFI ont pu réintégrer les lieux vers midi.
« Un cap est franchi »
Sur les réseaux sociaux, Clemence Guetté, députée et cadre LFI, commente : « Un cap est franchi. Ceux qui utilisent le drame et la mort d’un jeune homme pour s’en prendre à la France insoumise doivent cesser leurs abjectes manœuvres« . Parmi les personnes interpellées après la mort du militant identitaire Quentin Deranque à Lyon, se trouve Jacques-Elie Favrot, collaborateur parlementaire du député insoumis de Vaucluse Raphaël Arnault.
« Je vais tuer tous les crouilles, les gauchistes et autres nègres »
Selon une salariée du parti contactée par Libération, le mail de menaces reçu par la police qui a conduit à l’évacuation des locaux évoque directement la mort du jeune militant d’extrême droite. «Je viens de poser des explosifs dans vos locaux, j’ai bien fait mon travail (de nuit) de façon à ce que on ne puisse pas les trouver, je vais tous vous tuer, est-il écrit dans le mail. Je vais tuer tous les crouilles, les gauchistes et autres nègres, tout va exploser à 13h et vous mourrez tous. Vous allez le payer au centuple pour avoir assassiné Quentin. En 2027 on va faire du sale.»


