Ce nouveau maire LFI annonce un «processus de désarmement» de la police municipale

vendredi 27 mars • 10:11

Bally Bagayoko a été élu dès le premier tour à la tête de Saint-Denis-Pierrefitte, commune de 150 000 habitants née de la fusion, début 2025, entre Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine. Au micro de France 2 mardi dernier, le nouveau maire LFI s’est exprimé sur l’armement de la police municipale.

L’édile a d’abord tenu à saluer ses agents : «J’ai rencontré récemment l’ensemble des policiers municipaux pour leur exprimer ma reconnaissance. Nous allons entrer dans un processus de désarmement, mais ce n’est pas l’urgence.»

Le LBD (lanceur de balles de défense) en ligne de mire

Bally Bagayoko déploie son argumentaire : «Lorsque je parle de désarmement, je pense d’abord au LBD (lanceur de balles de défense), qui sont des armes très peu contrôlables et aux conséquences parfois dramatiques.»

Pour rappel, l’usage par les policiers du lanceur de balles de défense pendant la mobilisation des Gilets jaunes était remis en cause, à la suite des blessures engendrées chez certains manifestants. La justice administrative a par la suite tranché en 2019 : le lanceur de balles de défense pouvait toujours être utilisé par les forces de l’ordre pour des opérations de sécurité publique. Le Conseil d’Etat avait été saisi par la CGT et la Ligue des droits de l’homme.

« Les armes à feu, pour l’instant, nous les gardons »

Sur les armes à feu, en revanche, le maire Bally Bagayoko est nuancé : «Les armes à feu, pour l’instant, nous les gardons, avec un processus de désarmement. Ça, ça passe d’abord par la définition d’une doctrine. Nous y allons piano piano.» Bally Bagayoko justifie cette prudence en invoquant notamment la taille de sa commune : «Nous sommes pragmatiques : on ne gère pas une ville de 150 000 habitants comme une ville de 2 ou 3 000 habitants.»

Rédaction InfOccitanie/InfOccitanie.