Le mois de novembre 2026 apporte son lot de changements en France. Aide financière pour les automobilistes, hausse du prix du gaz, retour de la trêve hivernale ou encore nouvelles règles pour les crédits à la consommation : plusieurs mesures entrent en vigueur.
Aide carburant "grand rouleur" : une indemnité de 100 euros renouvelée
Bonne nouvelle pour les automobilistes qui utilisent régulièrement leur véhicule personnel dans le cadre de leur activité professionnelle. L'aide carburant "grand rouleur" est reconduite et élargie pour les mois d'octobre, novembre et décembre 2026.
Cette indemnité forfaitaire s'élève à 100 euros pour l'ensemble pour les trois concernés et est équivalente à 40 centimes par litre contre 20 centimes par litre auparavant. Elle s'adresse aux salariés comme aux travailleurs indépendants qui effectuent des déplacements professionnels fréquents avec leur véhicule personnel. Pour les bénéficiaires ayant déjà reçu cette aide au cours de l'année, le versement est automatique.
Prix du gaz : une augmentation de 6,6 % dès le 1er novembre
Les consommateurs de gaz vont devoir faire face à une nouvelle hausse de leur facture. À compter du 1er novembre 2026, le prix repère de vente du gaz augmente de 6,6 % TTC en moyenne par rapport au mois d'octobre. Le tarif passe ainsi de 182,88 euros à 194,90 euros TTC par mégawattheure (MWh), contre le mois d'octobre 2026.
Cette augmentation concerne principalement les ménages dont le contrat est indexé sur le prix repère de vente du gaz. En revanche, les consommateurs ayant souscrit une offre à prix fixe ne sont pas directement touchés par cette évolution tarifaire.
Trêve hivernale : les expulsions locatives suspendues jusqu'au 31 mars 2027
Comme chaque année, la trêve hivernale débute le 1er novembre. Elle se poursuivra jusqu'au 31 mars 2027 et entraîne la suspension des expulsions locatives pendant toute cette période, sauf dans certaines situations prévues par la loi. L'objectif : protéger les occupants les plus vulnérables durant les mois les plus froids de l'année.
La protection concerne également l'approvisionnement en énergie. Pendant la trêve hivernale, les fournisseurs ne peuvent pas procéder à des coupures de gaz ou d'électricité pour cause d'impayés dans les résidences principales.
Pneus hiver et chaînes : les équipements obligatoires font leur retour
Les automobilistes circulant dans certaines zones montagneuses doivent également se préparer à l'arrivée de l'hiver. Du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027, l'obligation de disposer d'équipements hivernaux s'applique de nouveau dans les communes concernées.
Les conducteurs doivent ainsi équiper leur véhicule de pneus hiver conformes à la règlementation ou disposer de dispositifs antidérapants amovibles, comme des chaînes ou des chaussettes à neige.
Crédit à la consommation : un encadrement renforcé à partir du 20 novembre
Le secteur du crédit à la consommation s'apprête à connaître plusieurs évolutions. À partir du 20 novembre 2026, de nouvelles règles entreront en vigueur afin de renforcer la protection des emprunteurs et de mieux prévenir les risques de surendettement.
Le dispositif élargit notamment le périmètre des financements concernés. Plusieurs formes de crédit seront désormais soumises à ce nouvelles dispositions, notamment les mini-crédits, certains paiements fractionnés, les crédits dits "gratuits", les crédits à la consommation pouvant atteindre 100 000 euros.
Les organismes prêteurs devront également renforcer leurs obligations. Ils devront notamment mieux informer les emprunteurs, vérifier plus attentivement leur capacité de remboursement et prévoir un accompagnement adapté en cas de difficultés financières. L'objectif : mieux encadrer les pratiques du secteur et limiter les situations de surendettement.
Accident du travail et maladie professionnelle : le plafond des indemnités journalières évolue
Autre changement à surveiller pour les salariés : les modalités de calcul des indemnités journalières versées en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle évoluent au 1er novembre 2026. Le plafond de salaire retenu pour calculer ces indemnités est abaissé. Il sera désormais fixé à 1,8 fois le Smic.
Concrètement, cette modification peut entraîner une baisse des indemnités journalières pour les salariés dont la rémunération dépasse ce nouveau plafond. Toutefois, pour les salariés qui remplissent les conditions requises, cette diminution doit être compensée par l'employeur, au moyen d'un complément de salaire plus important.


