Le 17 octobre dernier, des milliers de personnes manifestaient dans les rues de Nîmes, arborant de nombreuses revendications telles que la défense des services publics, la lutte contre la baisse du pouvoir d'achat et la hausse de l'inflation, la défense des droits de la jeunesse et des lycéens, ou encore la demande de plus de justice sociale. Cependant, en fin de manifestation, la situation a rapidement dégénéré et des affrontements avec les forces de l'ordre ont éclaté. Des pilleurs et des casseurs en ont également profité pour dégrader plusieurs enseignes.
Un professeur de sport condamné
La procureure de la République a annoncé que quatre personnes majeures avaient été condamnées. Tout d'abord, un homme de 24 ans, enseignant de sport en collège, a été condamné pour avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordres "au rond-point de l’autoroute Nîmes ouest, et ayant engendré des blessures et 3 jours d’ITT pour l’un des fonctionnaires de police", précise le parquet. Il écope d'une peine de 18 mois de prison "avec sursis probatoire pendant 2 années, outre des interdictions de port d’arme, de paraître sur les lieux de manifestation en Occitanie, l’obligation d’indemniser les parties civiles et 2 ans d’inéligibilité", détaille la procureure de la République.
Un individu de 18 ans a, quant à lui, été condamné à un travail d'intérêt général (TIG) de 80 heures, avec interdiction de port d’arme et de manifester. Il a été poursuivi "pour participation avec arme à un attroupement en centre-ville alors qu’il était dans un cortège et jetait des objets mais hors confrontation avec les forces de l’ordre", précise Cécile Gensac.
Magasins vandalisés
Un magasin Boulanger de la zone commerciale et un magasin de maroquinerie ont été vandalisés. Un majeur de 18 ans, inconnu des services de justice, a été condamné à 70 heures de TIG, assorties d’une interdiction de manifester en Occitanie, pour participation à un attroupement en vue de dégradations. Cependant, les faits de tentative de vol ont fait l’objet d’une relaxe. Deux autres mineurs, également interpellés dans le cadre de cette tentative de vol aggravée, ont été déférés devant le juge des enfants en audience de culpabilité et placés sous contrôle judiciaire.
Conteneur en feu
Enfin, un majeur a été jugé pour avoir déplacé un conteneur en feu sur le périphérique. Il a écopé d'une peine de dix mois d’emprisonnement avec sursis probatoire pendant deux ans, ainsi que d'une amende de 150 euros pour la dissimulation de son visage sur la voie publique, assortie d’une interdiction de manifester en Occitanie. Il est déjà connu de la justice pour un fait d’outrage et un usage de stupéfiants, selon les éléments relatifs à son suivi par le juge des enfants.
Deux enquêtes toujours ouvertes
La procureure de la République de Nîmes ajoute que " deux enquêtes restent ouvertes en flagrant délit suite au pillage de trois magasins en centre-ville d’une part et suite au vol d’un véhicule de chantier resté sur place et ayant permis une intrusion dans un magasin LIDL, ainsi que des vols dans le magasin Action situé à proximité sur le boulevard périphérique".


