Six hommes ont été condamnés ce jeudi 10 septembre par le tribunal correctionnel de Montpellier à des peines de prison avec sursis pour les violences commises le 18 septembre 2025 sur la place des Beaux-Arts, d'après Midi Libre.
Des violences après une manifestation
Les faits remontent au 18 septembre 2025, en marge de la mobilisation "Bloquons tout" (lire ici). Plus de 15 000 personnes avaient participé au rassemblement. Des hommes issus des "mouvances d'ultra droite" s'étaient ensuite retrouvés dans le quartier des Beaux-Arts. Un jeune homme les aurait traités de "fachos", déclenchant une rixe. Deux personnes présentes sur la terrasse d'un bar auraient alors été agressées en plein après-midi. Les six individus interpellés avaient pour une grande partie contesté les faits reprochés. Une vidéo ayant intégralement filmé la scène a toutefois permis aux enquêteurs de déterminer le rôle de chacun.
Un homme de 45 ans lourdement blessé
Parmi les deux victimes, un homme de 45 ans a été particulièrement touché. Il a notamment subi plusieurs fractures au visage et fait état d'importantes conséquences psychologiques à la suite de l'agression. Toujours d'après la même source, quatre des prévenus ont été considérés responsables à hauteur de 90% du préjudice subi. La victime de 45 ans était elle-même poursuivie pour avoir porté un coup au cours de la rixe. Le tribunal n'a pas retenu la légitime défense à son égard. Il devra donc s'acquitter d'une amende de 500 euros, dont 150 euros avec sursis.
Quant à la seconde personne agressée, ses trois agresseurs devront lui verser 1500 euros de dommages-intérêts, auxquels s'ajoutent 1000 euros au titre des frais d'avocat.
Âgés de 18 à 21 ans au moment des faits, cinq prévenus ont été condamnés à six mois de prison avec sursis. Le sixième, âgé de 25 ans, a écopé de huit mois de prison avec sursis. Tous devront également effectuer un stage de citoyenneté à leur frais dans un délai de six mois. Le tribunal leur a par ailleurs interdit de porter ou de détenir une arme pendant cinq ans. Ils disposent de dix jours pour faire appel.


