Le feuilleton des élections municipales de Nîmes n’est pas terminé. Ce 15 octobre, le recours du cadre du Rassemblement national (RN), Julien Sanchez, visant à faire annuler les élections municipales a été rejeté par le tribunal administratif de Nîmes. « Cela n’est pas pour nous une surprise et nous nous y attendions », a réagi l’élu d’opposition dans un communiqué après l’annonce de la décision.
Initialement, le recours a été déposé par l’élu d’opposition, qui s’est plaint d’irrégularités, notamment en raison « d’un appel à voter contre nous (RN, NDLR) de la salle Paloma, structure parapublique, auprès de tous ses abonnés par mail, [et] de tracts mensongers et diffamatoires incitant à la haine envers le RN, distribués dans certains quartiers ».
Un traitement "assez rocambolesque"
Au sujet de ce recours, Julien Sanchez dénonce un traitement « assez rocambolesque tout au long de la procédure, au point de devoir donner lieu à des courriers de protestation au président de la cour administrative d’appel et à la présidente de la section du contentieux du Conseil d’État, que nous avons alertés sur le refus d’accès, pendant plusieurs mois, par le tribunal administratif de Nîmes, aux pièces du dossier produites par la partie adverse, au mépris du principe fondamental du contradictoire, malgré de multiples demandes de notre avocat ».
Le Conseil d'Etat saisi
Par ailleurs, l’élu RN dénonce le fait que les irrégularités pointées dans le cadre du recours « n’ont manifestement donné lieu, de manière troublante, à aucune investigation du tribunal, malgré la gravité des irrégularités ».
Julien Sanchez annonce donc qu’il fera appel de cette décision et saisira le Conseil d’État. La décision de la juridiction administrative suprême devrait être rendue dans un délai de six mois.


