« Mon fils n’a jamais été privé de nourriture ni de boissons. Tout est là, dans les placards et dans le frigo à sa disposition", affirme auprès du Parisien la mère du garçon de 8 ans, qui conteste les accusations de maltraitance portées à son encontre et celle du beau-père de l'enfant. C’est une affaire qui est devenue rapidement virale, notamment après la diffusion d’une vidéo publiée sur les réseaux sociaux par deux habitantes, où apparaît une voisine faisant descendre un sac à l’aide d’une corde à l’étage inférieur de cet immeuble nîmois, afin qu’un enfant de 8 ans puisse récupérer de la nourriture et des boissons. Une vidéo qui s’ajoute à plusieurs signalements effectués précédemment par des voisines, faisant état de faits de maltraitance à l’encontre du garçon de 8 ans, qui vit dans cet appartement nîmois avec sa mère, son demi-frère de 18 mois et son beau-père. L’enfant a depuis été placé auprès de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), à la demande de sa mère, a confirmé la procureure de Nîmes.
"Deux voisines, avec qui je suis en délicatesse, se font des films"
Face aux accusations de maltraitance à l’encontre de son fils, la mère conteste cette version des faits. "Deux voisines, avec qui je suis en délicatesse, se font des films", a affirmé la mère auprès de nos confrères du Parisien. Concernant les faits de séquestration, la mère s'offusque. "La séquestration de mon fils? Mais vous rigolez. Sa chambre ne ferme pas à clé [...] J’ai compris que la voisine du dessus ravitaillait mon fils avec des barres chocolatées, de chocos à la fraise, de gâteaux et de bouteilles d’eau à l’aide d’un sac à dos accroché à une corde. Mais ce n’est pas nécessaire. Il est normalement nourri ici", assure-t-elle à nos confrères.
"Une vie normale avec un enfant qui souffre de TDAH"
La mère revient également sur le placement de son fils, en confirmant les propos du parquet : "C’est moi qui l’ai sollicitée (l'ASE, NDLR) et obtenue le 11 août, tant que nous ne trouvons pas une solution pour son traitement". La femme affirme également mener avec son compagnon "une vie normale avec un enfant qui souffre de TDAH, un enfant qui, donc, peut avoir des crises de colère et même de violence".
En amont de ces déclarations, le parquet de Nîmes avait ouvert une enquête afin de déterminer si des faits de maltraitance avaient été commis à l’encontre de l’enfant.


