Jusqu’à 36 degrés dans les salles de classe. C’est dans ce cadre caniculaire que de nombreux élèves et enseignants ont débuté leur rentrée scolaire 2026. « De nombreux relevés thermiques réalisés dans les écoles, les collèges et les lycées du département de l’Hérault pointent des températures supérieures à 30 degrés, dépassant parfois les 34 degrés pour atteindre, dans certaines salles de cours ou sur certaines installations sportives, les 36 degrés », déplorent la FCPE et la FSU. Ces températures excessives ont provoqué la fermeture de certaines classes.
"Aucune mesure structurelle n’a été prise"
Les syndicats pointent alors du doigt ces conditions dans lesquelles s’est déroulée la rentrée scolaire et regrettent qu’« aucune mesure structurelle n’a été prise, aucune annonce sérieuse de long terme n’a été faite pour adapter l’ensemble du bâti scolaire aux défis du changement climatique ». Pourtant, les syndicats affirment que des « alertes avaient été lancées en juin auprès des différentes collectivités territoriales ».
Ils imputent alors la responsabilité d’une part à l’État, mais aussi à la Région pour les lycées, au Département pour les collèges et aux mairies pour les écoles, qui « sont loin d’avoir fait les investissements massifs nécessaires ».
"Adapter au plus vite et au mieux le bâti scolaire"
La FSU et la FCPE réclament alors « d’adapter au plus vite et au mieux le bâti scolaire, les équipements et les installations sportives aux changements climatiques : face aux vagues de froid comme aux canicules, il faut sortir de la gestion des aléas climatiques à flux tendu ». Une rénovation énergétique qui « nécessiterait un investissement de l’ordre de 5 milliards d’euros par an pendant dix ans ».


