Nouveau tournant dans l'affaire de l'infirmière scolaire du lycée Jean Monnet à Montpellier (Hérault). Pour rappel, les forces de l'ordre sont intervenues ce lundi 2 novembre, alors que des lycéens menaient une opération de blocage devant le lycée Jean Monnet. Face aux élèves, une infirmière scolaire âgée de 53 ans, plusieurs enseignants et membres de l'équipe éducative formaient un "cordon" pour leur faire barrage. Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, on peut voir un policier saisir l'infirmière pour la plaquer aussitôt au sol et la maintenir immobile (lire ici).
Interpellée pour "outrages envers les forces de sécurité, participation au blocage d'un lycée qui est une action illégale, rébellion pour empêcher l'intervention des forces de sécurité après sommations réglementaires", l'infirmière n'avait finalement pas été poursuivie pour "infraction insuffisamment caractérisée".
Des images qui relancent les investigations
Mais ce mardi 3 novembre, l'enquête a été rouverte, "à la suite de la transmission, postérieurement à la levée de la garde à vue, d'éléments objectifs nouveaux à caractère numérique", d'après le procureur de la République. Les enquêteurs ont engagé de nouvelles auditions et réuni plusieurs éléments susceptibles de justifier la reprise des investigations et l'ouverture de procédures. Ils exploitent notamment une vidéo dans laquelle l'infirmière aurait, selon les informations communiquées par les forces de l'ordre, "insulté ouvertement et de manière très violente les gendarmes".
D'après Midi Libre, la séquence vidéo, captée par une caméra-piéton, montrerait la quinquagénaire proférer plusieurs insultes à l'encontre des forces de l'ordre, parmi lesquelles : "Fils de p...", "Ta mère la chienne" ou encore "Va n..... ta mère".
Le parquet analyse les circonstances de l'interpellation
"Par ailleurs, le parquet, qui a été saisi par des parlementaires d’un signalement au visa de l’article 40 du code de procédure pénale concernant les circonstances de l’interpellation de cette personne, procède à son analyse avant l’ouverture d’enquête", précise le procureur de la République.


