Nouvelle page dans le chapitre électoral montpelliérain. Le recours déposé par Rémi Gaillard contre les résultats des dernières élections municipales de Montpellier a été examiné ce mardi 29 septembre, par le tribunal administratif de Montpellier. Six mois après les municipales, le tribunal s'est penché sur la protestation électorale déposée par Rémi Gaillard, alors tête de liste "Yes We Clown". Pour rappel, quelques jours avant le premier tour, la commission de propagande avait refusé d’intégrer l'un des documents constituant la profession de foi de Rémi Gaillard, aux enveloppes électorales. Saisi en urgence, le tribunal administratif avait annulé cette décision le 10 mars dernier et ordonné aussitôt sa distribution, invoquant alors une "illégalité grave et manifeste de nature à affecter la sincérité du vote". Par la suite, Rémi Gaillard ainsi que son avocate Juliette Péchier ont établi un dossier constitué d'environ un millier de témoignages d'électeurs affirmant n'avoir pas reçu la profession de foi du candidat de 'Yes we clown' dans leur boîte à lettres.
"Il fallait oser"
A l'issue de l'audience, Rémi Gaillard a publié un plaidoyer tranchant sur ses réseaux sociaux, que voici : "Félicitations à l'avocat de Michaël Delafosse pour cette défense assez lunaire : puisque j'ai beaucoup d'abonnés, j'aurais donc dû utiliser mes réseaux pour réparer moi-même la non-distribution de mon programme. Autre prouesse : nos près de 1000 attestations, recueillies dans tous les quartiers comme échantillon du problème, deviennent presque... le nombre total de personnes concernées.
"La démocratie attendra les soldes"
Avec ce raisonnement, si 1000 personnes témoignent d'une panne d'électricité, seules 1000 personnes étaient dans le noir. Et puis, refaire l'élection coûterait trop cher. La démocratie attendra les soldes. Il fallait oser. Merci surtout à mon avocate Juliette Péchier pour sa plaidoirie, sa précision et son calme". Le délibéré sera rendu le 13 octobre 2026. Réaction en vidéo de Rémi Gaillard ci-dessous :


