Des vidéos accablantes montrant des individus identitaires s’en prendre violemment à des manifestants à Montpellier sont rapidement devenues virales. Ces scènes se sont déroulées à plusieurs reprises sous le regard des forces de l’ordre, sans que les individus concernés soient interpellés. Sur les réseaux sociaux, les internautes s’interrogent rapidement sur une éventuelle coopération entre ce qui est qualifié, notamment par le maire de Montpellier, de « milice d’extrême droite » et les forces de l’ordre.
Une "bonne coopération avec les forces de l’ordre"
Nos confrères du Poing révèlent un message vocal publié dans le groupe Telegram « Entraide Citoyenne Montpellier », un collectif lancé par « Alpha Rise », un influenceur masculiniste qui relaie volontiers les thèses de l’extrême droite. Dans ce groupe, un administrateur publie un message vocal à la suite de la mobilisation du 24 octobre, dans lequel il se réjouit d’une « bonne coopération avec les forces de l’ordre ».
Dans une autre note vocale, ce dernier réagit ensuite aux propos de Michaël Delafosse : « Le maire de Montpellier […] nous désigne comme une milice d’extrême droite et demande à ce qu’il y ait des interpellations […]. Je lui ai fait le point, je lui ai fait le topo […], il y a eu coopération et communication avec la police à chaque fois. »
Vidéos et photos à l'appui
Cette « coopération » avec les forces de l’ordre serait illustrée par de nombreuses vidéos et photos sur lesquelles apparaissent des membres de ce groupe identitaire : certains discutent avec les forces de l’ordre, d’autres frappent un manifestant à terre alors qu’il est en train d’être interpellé, ou encore livrent un homme aux CRS. Sur une autre image, un membre des forces de l’ordre adresse même un pouce levé à l’un de ces individus. Par ailleurs, ce groupe a été publiquement soutenu par les Jeunes d’Oc, un groupe identitaire montpelliérain.
Les commerçants se désolidarisent
Enfin, nos confrères du Poing révèlent que de nombreux commerçants se seraient désolidarisés de ces individus, qui ont publié une liste de commerces dont ils affirmaient avoir reçu le soutien. Ces commerçants ont démenti ces affirmations auprès de nos confrères. Une plainte pour diffamation aurait été déposée.
Une enquête ouverte
Le 26 octobre dernier, la préfète de l'Hérault a annoncé l'ouverture d'une enquête pour identifier ces individus. "Il est apparu qu’un individu auteur de faits de violence sur les policiers, avait, préalablement à son interpellation, été agressé par un groupe constitué de trois individus. D’autres vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux et qui sont en cours d’authentification, montrent l’intervention d’individus en civil commettant des violences à l’encontre d’autres groupes", a-t-elle déclaré dans un communiqué.


