Ils étaient une petite trentaine, mais se sont tout de même fait entendre. Plusieurs manifestants anti-corrida se sont réunis à proximité des arènes de Nîmes, à côté du musée de la Romanité, afin de protester contre la tenue d'une novillada dans l'amphithéâtre, dans le cadre de la Féria des Vendanges, ce 19 septembre.
"Si torturer un animal, c'est de la culture, c'est lamentable"
« Ils disent que c'est un sport et que c'est de la culture. Si torturer un animal, c'est de la culture, c'est lamentable », fustige Joëlle, militante anti-corrida, qui a répondu à l'appel à protester contre la tenue d'une novillada et d'une corrida dans les arènes de Nîmes.
Habituellement, les manifestants se rassemblent juste devant les arènes, mais cette fois-ci, ils ont été écartés et placés entre des barrières, juste à côté du musée de la Romanité. « On nous parque car ils ne veulent pas que l'on montre la vérité », dénonce Isabelle, militante venue de Paris. « Ce sont eux les assassins et c'est nous que l'on parque », rebondit Joëlle, pendant que les autres militants entonnent les premiers chants contestataires.
« Basta Corrida »
Dès 11 heures, au moment du lancement de la novillada, les manifestants ont augmenté le volume : sifflets, sirènes, mégaphone et slogans étaient de la partie. « La cruauté n'est pas un spectacle » ou encore « Basta Corrida » résonnaient jusque sur le parvis des arènes de Nîmes et au-delà. Un brouhaha voulu par les manifestants, qui avaient pour objectif de perturber l'événement taurin dans les arènes, tantôt sous les contestations et les moqueries des passants, tantôt sous les gestes d'encouragement de certains.
Un autre rassemblement doit se tenir ce samedi 19 septembre à partir de 17 heures, soit trente minutes avant la tenue d'une corrida dans les arènes.


