Le mouvement de protestation des lycéens s'intensifie en ce début de mois d'octobre, à Nîmes comme sur le territoire national. Concernant les blocages et perturbations du jeudi 1er octobre en France : 1 027 établissements ont été concernés à des degrés divers dans le pic de la journée par le mouvement (sur environ 3 700 lycées en France), dont 222 blocages totaux selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.
"Les réponses gouvernementales sont insuffisantes voire méprisantes"
"Leurs revendications sont légitimes : ils demandent des professeurs, des conditions d'étude satisfaisantes, la suppression de parcours sup et, tout simplement, de la considération, d'être écoutés. Les réponses gouvernementales sont insuffisantes voire méprisantes", juge Jacques Chabalier, secrétaire de la section de Nîmes du PCF, Parti communiste. Lequel insiste, ces jeunes méritent des réponses à la "hauteur de leurs attentes, de leurs espoirs et non des fins de non-recevoir quand ce n'est pas la répression et la violence policière".
"Leurs revendications sont légitimes"
Les dégradations qui ont marqué la matinée à Nîmes dans les lycées, les établissements publics et l'hôtel de ville "sont intolérables mais sont le fait d'une infime minorité", clarifie le PCF. Plusieurs devantures d'établissements ont été saccagées. Au lycée Saint-Vincent-de-Paul, des vitres ont été brisées, une poubelle brûlée et de nombreux tags inscrits sur les murs. Des jets de projectiles ont également eu lieu sur la devanture de l'hôtel de ville de Nîmes.
"Elles n'ont rien à voir avec les revendications"
Le PCF clarifie toutefois au sujet de ces violences : "Elles n'ont rien à voir avec les revendications et les formes d'expression dignes et responsables des lycéens nîmois. Ces exactions ne profitent qu'à ceux qui, à droite et à l'extrême droite, rêvent d'une jeunesse soumise, entendent établir l'ordre par la violence et la répression".
Que propose le gouvernement dans l'immédiat ?
Face au mouvement de blocus, la principale solution de dialogue annoncée par le gouvernement français est l'ouverture d'une « grande plateforme de concertation » nationale. Cette mesure, dévoilée par le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray, vise à permettre à tous les lycéens de soumettre directement leurs propositions. Le ministère s'est engagé à organiser un « événement de restitution nationale » afin d'apporter des réponses. Le ministre a également planifié des réunions avec les associations lycéennes, les syndicats de personnels, les organisations de parents d'élèves ainsi que les élus du Conseil national de la vie lycéenne (CNVL).


