Montpellier : violences du 24 octobre, "une enquête a été ouverte pour identifier ces individus"

lundi 26 octobre • 14:21

Le 24 octobre 2026 à partir de 16h00 jusqu’à minuit, 30 mesures de gardes à vue dont 6 concernant des mineurs ont été prises ont été prises par les officiers de police judiciaire de la police nationale, concernant des infractions commises en marge de la journée nationale de mobilisation sociale.

30 gardes à vue dont 6 concernant des mineurs

Ces gardes à vue ont porté principalement sur des faits d’atteintes aux personnes dépositaires de l’autorité publique, sur des faits d’atteintes aux biens (dégradations de bien, vols aggravés et recels de vol), ainsi que sur des infractions de participation à une manifestation en étant porteur d’objets illicites ou avec dissimulation du visage lors d’atteintes à l’ordre public.

Ainsi, à l’issue des 30 mesures de garde à vue précitées, 13 mis en cause ont fait l’objet d’un défèrement au parquet du tribunal judiciaire, dont notamment cinq d’entre eux poursuivis en comparution immédiate aux audiences correctionnelles des 26 et 29 octobre, quatre autres personnes sont mises en cause dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (plaider coupable).

"L'intervention d'individus en civil"

Dans un communiqué en date de ce lundi 26 octobre, le procureur de la République de Montpellier indique par ailleurs : "Il est apparu qu’un individu auteur de faits de violence sur les policiers, avait, préalablement à son interpellation, été agressé par un groupe constitué de trois individus. D’autres vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux et qui sont en cours d’authentification, montrent l’intervention d’individus en civil commettant des violences à l’encontre d’autres groupes".

Une enquête a été ouverte pour identifier ces individus. "Nous rappelons que seuls les services de sécurité intérieure régulièrement constitués disposent du monopole de l’usage de la force et que se livrer à de tels actes peut être qualifié de violences en réunion ou participation à un groupe de combats, selon les circonstances de l’infraction", indique le procureur de la République de Montpellier. De son côté, le maire de Montpellier a dénoncé dimanche dernier une "milice d'extrême droite" qui a exercé des violences sur les manifestants (lire notre article ici).

Rédaction InfOccitanie/InfOccitanie.