Plusieurs lycées sont toujours bloqués dans l’Hérault ce vendredi 9 octobre, au lendemain d’une nouvelle mobilisation lycéenne dans les rues de Montpellier, qui a réuni entre 3 700 personnes, selon la préfecture, et 7 500, selon les syndicats.
Une situation tendue
Après cette mobilisation, qui s’est déroulée dans une bonne ambiance et sans débordement, quelques centaines de manifestants se sont rendus sur la place de la Comédie. Sur place, ils ont fait face aux forces de l’ordre en scandant plusieurs slogans antipolice, mais aussi en lançant divers projectiles, notamment des pétards. Les forces de l’ordre ont finalement chargé les manifestants et fait usage de gaz lacrymogène pour les disperser, procédant à plusieurs interpellations.
25 personnes interpellées
Au total, « 25 personnes ont été interpellées », précise la préfète. Les affrontements ont duré plus d’une heure, avec un usage important de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants, retranchés sur l’esplanade Charles-de-Gaulle, en bas des marches du Corum. Des manifestants ont également fait usage de mortiers en direction des gendarmes et des policiers lors des affrontements.
« Les actes de violence qui ont une nouvelle fois émaillé cette journée ne relèvent pas de l’expression légitime de problématiques lycéennes mais bien de troubles à l’ordre public graves. Ces comportements contribuent à une montée des tensions peu propice à l’établissement d’un dialogue sur les revendications portées par le mouvement », déplore la préfète de l’Hérault, Chantal Mauchet.
Depuis le début du mouvement lycéen, 130 personnes ont été interpellées dans le département.


