Les militants de Place publique (formation politique de Raphaël Glucksmann, centre-gauche), ont saisi leur plume pour dénoncer une "entrave grave à la liberté d'expression" à Bagnols-sur-Cèze (Gard), ville ayant basculé dans le giron du Rassemblement national en mars 2026. Selon un communiqué, mercredi 5 août, alors que deux militants de Place publique distribuaient des tracts sur le marché de la commune administrée par Pascale Bordes, et discutaient avec les passants du projet de Place publique, deux placiers "mandatés par la mairie" les auraient interpellés pour leur signifier qu'ils avaient interdiction de tracter et qu'ils devaient immédiatement quitter le marché.
La police municipale leur aurait ordonné de quitter le marché
Toujours selon ce communiqué, les militants ont par la suite indiqué qu'il n'y avait aucune atteinte à l'ordre public de leur part, les deux placiers auraient alors fait intervenir la police municipale qui aurait confirmé l'interdiction de tracter et aurait ordonné aux militants de quitter le marché en les escortant jusqu'à la sortie.
Un "nouvel exemple de la volonté de limitation des libertés fondamentales que les représentants du Rassemblement national projettent d'imposer à la population"
Les militants disent condamner fermement cette atteinte à la liberté d'expression, selon eux, organisée par la municipalité RN de Bagnols-sur-Cèze et invoquent la législation. "La loi N°2004-1343 du 9 décembre 2004 dispose que la distribution de tracts sur la voie publique est libre, y compris pour les tracts de nature politique et ne saurait être soumise à aucune déclaration ni autorisation préalable, défendent-ils. Nous rappelons également que les marchés sont des espaces publics et non des espaces privés contrairement à l'opinion soutenue par les placiers et les représentants de la police municipale". Pour ces derniers, cet événement n'est, ni plus ni moins, qu'un "nouvel exemple de la volonté de limitation des libertés fondamentales que les représentants du Rassemblement national (...) projettent d'imposer à la population". Contactée à ce sujet, la municipalité n'a pas donné suite.


