Des images « choquantes », a réagi Louis Aliot, maire de Perpignan, à la suite de la diffusion d’images, par l’association L214, montrant plusieurs actes de maltraitance au sein de l’abattoir de Perpignan.
Animaux frappés, découpés vivants...
Cochons frappés, moutons jetés violemment, animaux découpés encore vivants ou encore un opérateur qui enfonce son avant-bras dans l’entaille de saignée d’un cochon, encore vivant également… elles sont les images dévoilées dans cette vidéo d’1 min 20 par l’association de protection animale.
Une plainte déposée
L214 annonce porter plainte « pour actes de cruauté » et demande la fermeture immédiate de l’abattoir. Une pétition a également été lancée, demandant la fermeture de l’établissement d’abattage. Plus de 80 000 signatures sont déjà comptabilisées.
Une enquête ouverte
Les réactions de la Ville de Perpignan et de la Préfecture des Pyrénées-Orientales ne se sont pas fait attendre. De son côté, le maire Louis Aliot, qualifiant les images de « choquantes », assure condamner « avec la plus grande fermeté ces agissements qui ne reflètent en rien le professionnalisme des éleveurs, la passion de nos paysans et le sérieux des opérateurs de la chaîne agroalimentaire ». La Ville annonce également « le déclenchement immédiat d’une enquête interne au sein de la structure afin de faire toute la lumière sur cette affaire ».
Une nouvelle inspection à venir
Le préfet des Pyrénées-Orientales a ordonné une nouvelle inspection complète de l’établissement et a suspendu « l’agrément sur l’abattage rituel », qui concerne principalement l’abattage halal et casher sans étourdissement. En d’autres termes, plus aucune viande halal ou casher ne sera produite au sein de l’abattoir de Perpignan jusqu’à nouvel ordre.
Enfin, la direction de l’établissement d’abattage a mis à pied les employés apparaissant dans la vidéo et donc suspectés de maltraitance.


