Les grands électeurs seront appelés aux urnes le 27 septembre prochain, afin de définir la couleur politique de la Chambre haute du Parlement, jusqu’alors majoritairement à droite. Les élections sénatoriales visent à renouveler 178 sièges sur 348 du Palais du Luxembourg, parmi lesquels figurent quatre sénateurs de l’Hérault. Après ses scores encourageants aux municipales, notamment à Montpellier, La France insoumise s’engage avec l’objectif de faire son entrée au Sénat.
Antoine Bertrand en numéro 2
La formation de Jean-Luc Mélenchon est ainsi présente dans l’ensemble des départements concernés par le scrutin. Dans l’Hérault, c'est Alexia Laforge, conseillère municipale à Castelnau-le-Lez, fervente opposante au maire Julien Miro, qui sera tête de liste, aux côtés d'Antoine Bertrand (numéro 2, conseiller municipal et conseiller communautaire à Montpellier), Suzon Oliver (numéro 3, militante insoumise et syndicaliste à Clermont-l'Hérault), Pierre Blondeau (numéro 4, conseiller municipal à Saint-Pons-de-Thomières), Chantal Boller (numéro 5, conseillère municipale à Sète et Sète agglopole méditerranée bassin de Thau) et enfin Nicolas Farrié (numéro 6, conseiller municipal à Saint-Étienne-de-Gourgas).
Indexer la Dotation globale de fonctionnement (DGF) sur l'inflation
"Cette liste reflète la diversité des territoires héraultais. Elle rassemble des candidats engagés dans la métropole montpelliéraine, le Bassin de Thau, le Cœur d'Hérault et les territoires de l'Ouest et des Hauts Cantons", argumente Alexia Laforge, co-cheffe de file pour les sénatoriales dans l'Hérault. Parmi ses chevaux de bataille : défendre la libre administration des communes, leur autonomie financière, les services publics de proximité et redonner aux communes les "moyens d’agir". La France insoumise propose notamment d'indexer la Dotation globale de fonctionnement (DGF), principale aide financière versée par l'État aux collectivités territoriales, sur l'inflation afin de préserver les capacités d'action des communes ; de renforcer les services déconcentrés de l'État pour mettre une ingénierie publique à disposition des collectivités, notamment des plus petites, ou de faire évoluer l'organisation territoriale avec de nouvelles régions, redessinées autour des "bassins versants", afin de mieux répondre aux "enjeux de la planification écologique" et de la gestion de l'eau.


