Montpellier : "C'est une tartufferie !", Rémi Gaillard réagit après le rejet de son recours

mardi 13 octobre • 13:05
L'humoriste et ex-candidat aux municipales de Montpellier livre sa première réaction. Il s'interroge quant au respect de la démocratie locale ainsi que la légitimité du maire élu : Michaël Delafosse.

Ce mardi 13 octobre, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté le recours de Rémi Gaillard, tête de liste "Yes we clown", lors des dernières élections municipales de Montpellier. Ce dernier contestait avec son avocate, Me Juliette Pechier, les résultats des élections, sur le fondement d'irrégularités constatées durant le premier tour en mars dernier. Rémi Gaillard a fait valoir la non distribution de sa propagande électorale dans la boite à lettres d'électeurs, réunissant à minima 804 attestations écrites en ce sens. Il estimait avec son conseil que les dysfonctionnements dans la distribution des professions de foi avaient pu le priver de voix. Ce jour, les juges ont estimé que la sincérité du scrutin n'a pas été altérée. Les élections municipales de Montpellier ne sont donc pas annulées.

La notoriété de Rémi Gaillard invoquée par les magistrats

Selon les juges, ces dysfonctionnements d'acheminement n'ont pas concerné que la liste "Yes we clown", mais ont touché l'ensemble des listes candidates. Le tribunal rejette donc une rupture d'égalité entre les candidats. Rémi Gaillard conteste la solidité de cet argument : "J'ai apporté les preuves que ce n'était pas dans les mêmes proportions. Par ailleurs, j'ai dépensé zéro euro de frais de campagne pour ne pas faire peser cela sur les contribuables, contrairement à Michaël Delafosse (maire de Montpellier, ndlr) qui a dépensé environ 300 000 euros !". Les magistrats soulignent également que l'écart de voix séparant la liste de Rémi Gaillard du seuil des 10 % des suffrages exprimés est trop important pour affirmer que les problèmes de distribution ont pu modifier les résultats du premier tour.

"Plus de 800 attestations écrites recueillies, c'est déjà énorme"

Concernant le nombre d'attestations réunies, Rémi Gaillard réagit : "Si 1000 personnes disent qu'elles n'ont pas eu d'électricité, cela signifie-t-il que seules 1000 personnes étaient dans le noir ? Il aurait fallu que j'aille sonner à toutes les portes de Montpellier pour avoir l'intégralité des preuves ? Je tiens a rappeler que plus de 800 attestations écrites collectées, c'est déjà énorme, alors qu'il fallait déposer une copie de sa carte d'identité avec les cyberattaques qui frappent actuellement notre société. Si j'avais fait une pétition, on aurait vu la mascarade de cette élection municipale".

"Si je comprends bien, il fallait que j'utilise ma communauté pour pallier les erreurs de l'État ?"

Dans le délibéré, les juges invoquent également la communauté, notamment en ligne, importante de Rémi Gaillard. L'humoriste disposait selon ces derniers de moyens lui permettant de promouvoir sa candidature. Un argument rejeté en bloc par Rémi Gaillard : "Donc si je comprends bien, il fallait que j'utilise ma grande communauté pour pallier les erreurs de l'État ? J'ai des abonnés qui ne sont pas du tout de Montpellier ! Certains ne sont mêmes pas inscrits sur les listes électorales, ce qui se passe est une tartufferie !". Le même conclut : "Quand je vois qu'aujourd'hui, le principal opposant de Michaël Delafosse au Conseil municipal, à savoir Rhany Slimane (lire sur Midi Libre ici), ne peut plus siéger, je me pose des questions. Est-ce que Michaël Delafosse est légitime? Moi j'ai mon avis, à vous de vous faire le vôtre".

Rédaction InfOccitanie/InfOccitanie.