Mouvement lycéen : entre calme et interpellations, le point dans le Gard et l'Hérault

mercredi 07 octobre • 09:23
La mobilisation lycéenne s'est poursuivie ce mardi 6 octobre.

Interpellations, dégradations, mais aussi mobilisations dans le calme : au lendemain d'une nouvelle journée de mobilisation des lycéens, les autorités dressent un bilan contrasté de la situation dans le Gard et l'Hérault.

Des mobilisations "dans le calme et le respect" dans le Gard

Dans le Gard, quelque 350 lycéens se sont mobilisés ce mardi 6 octobre devant dix établissements scolaires à Nîmes, Alès, Le Vigan, Villeneuve-lès-Avignon, Saint-Jean-du-Gard, Uzès et Saint-Christol-lèz-Alès. Selon la préfecture du Gard, les cours ont pu être assurés en présentiel dans l'ensemble des établissements concernés.

Dans l'après midi, plus de 1850 personnes, dont 600 lycéens, ont manifesté dans les rues de Nîmes et d'Alès. "Ces mobilisations se sont déroulées dans le calme et le respect", estime la préfète du Gard. Quatre personnes ont toutefois été interpellées par les forces de l'ordre. La préfète du Gard, Fabienne Decottignies, a par ailleurs échangé avec des lycéens et des représentants syndicaux afin d'entendre leurs revendications.

26 personnes en garde à vue à Béziers depuis le 1er octobre

Depuis le 1er octobre, 26 personnes ont été interpellées puis placées en garde à vue en marge du mouvement de blocage des lycées à Béziers. Parmi elles, 85% étaient mineures et 15% majeures. Dans vingt cas, le placement en garde à vue était notamment justifié par des violences commises à l'encontre de dépositaires de l'autorité publique.

Le parquet de Béziers a classé sans suite neuf affaires, faute de charges suffisantes contre les suspects. À l'inverse, onze mineurs et deux majeurs ont seront présentés à un juge. Un autre mineur a été convoqué en justice. La plupart des personnes interpellées ne présentaient pas ou peu d'antécédents judiciaires et étaient majoritairement scolarisées. Le procureur de la République rappelle que les parents demeurent financièrement responsables des dommages causés par leurs enfants mineurs.

Neuf interpellations à Montpellier

À Montpellier, les deux manifestations déclarées en préfecture ont rassemblé quelque 8000 personnes. Les cortèges se sont déroulés dans le calme jusqu'au moment de la dispersion.

"À Montpellier, face aux provocations, jets de projectiles et refus des manifestants encore présents de quitter l'Écusson, les policiers de la DIPN 34 ont été contraints d'utiliser à plusieurs reprises du gaz lacrymogène", souligne la préfecture de l'Hérault. Le bilan provisoire fait état de neuf interpellations par les forces de l'ordre. Des dégradations ont également été commises lors de la déambulation, notamment sur des commerces.

Camille Casanova/InfOccitanie.