Montpellier : après les restrictions de la préfecture, les syndicats dénoncent une atteinte au droit de manifester

samedi 31 octobre • 10:01
Alors que la préfecture de l'Hérault a imposé plusieurs restrictions pour cette journée de mobilisation du samedi 31 octobre, la décision suscite de vives réactions du côté des organisations syndicales.

La contestation monte d'un cran à Montpellier (Hérault). Après les restrictions annoncées par la préfecture pour la journée de mobilisation du samedi 31 octobre (lire ici), la FSU, l'union syndicale Solidaires 34 et la Coordination Lycéenne de Montpellier dénoncent une remise en cause du droit de manifester.

Un désaccord sur le parcours et le lieu de dispersion

Les trois organisations avaient déposé une déclaration de manifestation auprès de la préfecture pour ce samedi 31 octobre. Mais les discussions avec les services de l'État n'ont pas permis de trouver un accord sur les modalités du rassemblement.

Selon le communiqué des syndicats, la préfecture s'est montrée "inflexible" sur le parcours proposé : celui-ci devait éviter le centre-ville, bien au-delà du périmètre de l'Écusson. Autre exigence des autorités : une dispersion au parc Montcalm, à distance du centre-ville. Les organisateurs auraient également été invités à prévoir des activités afin d'étaler cette dispersion dans le temps.

La FSU et Solidaires 34 affirment avoir formulé plusieurs propositions alternatives, toutes refusées par la préfecture, alors qu'elles respectaient, selon elles, le périmètre officiellement interdit par la préfète de l'Hérault. Face à cette absence d'accord, les deux organisations syndicales ont décidé de retirer leur déclaration de manifestation.

Une remise en cause du droit de manifester

"La FSU et Solidaires 34 n'ont pas vocation à servir de supplétifs de la préfecture pour rendre invisible la colère sociale", expliquent-ils. Les organisations estiment que les conditions imposées par les autorités remettent en cause le droit constitutionnel des citoyens à manifester : "il s’agit clairement pour la préfecture de l’Hérault de remettre en cause le droit constitutionnel des citoyen·es à manifester", estiment-elles. Elles dénoncent également une tentative de "légitimer l'usage de la force contre les manifestant·es qui oseront exercer leur droit à porter publiquement leurs revendications samedi". "La FSU et l’union syndicale Solidaires 34 continueront à se battre pour défendre les libertés publiques", concluent-ils.

Camille Casanova/InfOccitanie.