Initialement conçus pour limiter les risques d'inondation en écrêtant les crues, les barrages sont également très utiles lors des périodes de sécheresse. Le Conseil départemental du Gard adapte les modalités du soutien d'étiage assuré par les barrages de Sainte-Cécile-d’Andorge et des Camboux.
Ce soutien d'étiage consiste à « restituer de l’eau stockée afin de maintenir un débit suffisant dans les cours d’eau, de contribuer à l’alimentation en eau potable du bassin alésien, de soutenir certaines activités agricoles et d’assurer le bon fonctionnement des milieux aquatiques », précise le Conseil départemental du Gard.
Un débit de 150 litres par seconde
Ainsi, en raison de l'important épisode de sécheresse et des travaux en cours sur les deux barrages, le débit restitué à l’aval du barrage des Camboux a été ajusté à 150 litres par seconde, conformément aux dispositions exceptionnelles prévues pour l’année 2026.
Concernant le barrage de Sainte-Cécile-d’Andorge, « des études en cours portent notamment sur la restauration de la capacité de stockage initiale de l’ouvrage, progressivement diminuée par l’accumulation d’alluvions, ainsi que sur l’identification de solutions permettant d’accroître les volumes d’eau mobilisables pendant la période estivale », explique le Conseil départemental.
Enfin, bien que la gestion des barrages ne relève plus de sa compétence obligatoire, le Conseil départemental du Gard poursuit la gestion directe de ces ouvrages et « investit massivement dans la sécurisation des ouvrages et accompagne les études destinées à renforcer le soutien d’étiage sur le bassin des Gardons ».


