Nîmes : élections, le recours du RN rejeté par le tribunal administratif, Vincent Bouget reste maire

jeudi 15 octobre • 13:57
Le maire et président de Nîmes Métropole a réagi dans une longue déclaration.

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté ce jeudi 15 octobre 2026 l'ensemble des griefs invoqués par le cadre du Rassemblement national et élu d'opposition au conseil municipal de Nîmes, Julien Sanchez, tendant à l'annulation des résultats des opérations électorales de Nîmes en date des 15 et 22 mars 2026. Julien Sanchez, candidat aux dernières municipales, s'était plaint d'irrégularités, en raison notamment : « d’un appel à voter contre nous (RN, ndlr) de la salle Paloma, structure para-publique, auprès de tous ses abonnés par mail, des tracts mensongers et diffamatoires incitant à la haine envers le RN distribués dans certains quartiers ». Pour rappel, Vincent Bouget (divers gauche, Nîmes en commun) enregistrait 40,97 % des suffrages au second tour, devançant Julien Sanchez ('Fiers d'être Nîmois !', RN) qui culminait à 37,52 %.

Le maire réagit

Dans un communiqué reçu ce jeudi, le maire communiste Vincent Bouget réagit. Voici sa déclaration intégrale :

"Cette décision de la justice administrative de rejeter au fond le recours introduit par le Rassemblement National (RN) marque une étape décisive : celle de la confirmation de la légitimité démocratique de l’équipe municipale en place. Ce rejet, intervenu après examen des arguments avancés, démontre une fois de plus que les accusations portées par le RN n’avaient aucun fondement juridique.

"C’est une nouvelle manipulation politique démasquée"

C’est une nouvelle manipulation politique qui est démasquée. Depuis le scrutin, le RN a multiplié les tentatives de déstabilisation et de délégitimation de l’équipe municipale en place en instrumentalisant la justice à des fins purement partisanes. Aujourd’hui, la justice a tranché : les élections à Nîmes ont été libres, transparentes et conformes à la loi.

"Un signal fort pour la démocratie locale"

Les allégations de fraudes ou d’irrégularités, brandies sans preuve tangible, relèvent nous le savons d’une stratégie de communication visant à semer le doute dans l’opinion publique. C’est donc un signal fort pour la démocratie locale. Cette décision est une victoire pour tous les Nîmois, quelles que soient leurs convictions politiques. Elle rappelle que les règles républicaines s’appliquent à tous, et que nul ne peut se soustraire à leur respect.

"La page des polémiques stériles est tournée"

Je salue cette décision comme une affirmation de la force de nos institutions et comme un rappel à l’ordre pour ceux qui cherchent à les affaiblir. À tous les Nîmois, à toutes les Nimoîses, nous disons : la page des polémiques stériles est tournée. Ensemble, continuons à construire une ville unie, solidaire et tournée vers l’avenir".

Linda Mansouri/InfOccitanie.