Alors qu'un premier suspect a été remis en liberté ce jeudi 20 août, le second a été « déféré au terme de sa garde à vue et mis en examen par le magistrat instructeur saisi de fait d’assassinat », précise Cécile Gensac, procureure de la République de Nîmes.
Son dernier contact ?
Âgé de 32 ans, l'homme était soupçonné d'avoir eu plusieurs contacts avec Sonia Bellina peu avant sa mort. Pour rappel, l'influenceuse nîmoise avait été retrouvée morte, partiellement calcinée et dénudée, dans une vigne à Saint-Gilles, le 12 août dernier. Plusieurs éléments laissaient notamment suspecter que le trentenaire pouvait être son dernier contact, « dans le cadre d’une rencontre en qualité d’escorting sur rendez-vous la nuit des faits, après un premier contact la nuit précédente », précise la procureure. Il avait reconnu avoir eu une relation avec la victime la nuit des faits ainsi que la veille. Toutefois, rien n'avait permis d'établir entre eux une relation autre que tarifée.
Cependant, lors de ses auditions suivantes, il a refusé de fournir davantage d'explications aux enquêteurs, « s’en remettant à son droit au silence dans l’attente que son avocat ait accès à la procédure », indique Cécile Gensac. Il a adopté la même attitude devant le magistrat instructeur, qui l'a mis en examen du chef d'assassinat.
Déjà connu de la justice
Le trentenaire, domicilié dans le Gard depuis 2024, est déjà connu de la justice depuis 2010, notamment pour des faits de violence et en lien avec les stupéfiants. En décembre 2023, il a été condamné « à une peine mixte de prison puis de suivi par le juge d’application des peines pour des violences conjugales commises dans le Sud, lui valant d’être porteur au moment des faits d’un bracelet anti-rapprochement afin de préserver son ex-compagne domiciliée à 800 kilomètres », précise le parquet.
Désormais, il appartient au magistrat instructeur de poursuivre les investigations « afin de déterminer avec précision les causes, l’imputabilité et le déroulement des faits », précise la procureure de la République. La famille de la victime, qui pourra se constituer partie civile, a par ailleurs été mise en contact avec l'association d'aide aux victimes.


