Trois hommes âgés de 23 et 25 ans, supposés proches du « Bloc montpelliérain », groupuscule d’ultra-droite, étaient convoqués ce mardi matin, à 10h, au commissariat d’Alès, selon une information de RTL. Ils ont été placés en garde à vue pour violences aggravées, information confirmée par le parquet d’Alès au média.
En lien avec l’agression au Prolé à Alès
Selon Le Poing, ce groupé fondé en janvier 2024 s’est rapidement fait connaitre par son imagerie : notamment par des stickers avec un char de l’armée du IIIe Reich siglés du slogan “Montpellier c’est l’Allemagne”, et ses actions violentes. Les trois jeunes en question sont soupçonnés d’avoir participé à l’agression de plusieurs personnes dans un bar communiste emblématique d’Alès, Le Prolé, dans la nuit du 30 au 31 mai 2025, en pleine féria de l’Ascension.
Une procédure de dissolution en cours
Selon la section PCF Alès, le groupe de personne ayant surgi au Prolé dépendrait de ce « Bloc montpelliérain ». Dans le bar, ces personnes auraient commencé par provoquer plusieurs individus, engendrant une rixe au sein de l’établissement. Ces derniers auraient ensuite jeté des gaz lacrymogènes sur les fêtards.
Giovanni Di Francesco, secrétaire du PCF d’Alès, exposait au moment des faits : « Une vingtaine de personnes parmi le public et nos camarades ont été blessées, secourues par la Croix Rouge et le SAMU dont un militant cheminot PCF hospitalisé en urgence ». Le groupuscule d’ultra-droite « Bloc montpelliérain » est par ailleurs visé par une procédure de dissolution du ministère de l’Intérieur.


