Gard : « La banalisation dont bénéficie l’extrême droite est un grand danger », Giovanni Di Francesco, PCF Alès

mercredi 25 février • 15:44
Trois membres supposés proche du groupuscule d'ultra-droite "Bloc montpelliérain" ont été placés en garde à vue. Le PCF Alès salue une avancée.

Trois hommes âgés de 23 et 25 ans, supposés proches du « Bloc montpelliérain », groupuscule d’ultra-droite, étaient convoqués mardi matin au commissariat d’Alès, selon une information de RTL. Ils ont été placés en garde à vue pour violences aggravées, information confirmée par le parquet d’Alès au même média.

En lien avec l’agression au Prolé à Alès 

Selon Le Poing, ce groupé fondé en janvier 2024 s’est rapidement fait connaitre par son imagerie : notamment par des stickers avec un char de l’armée du IIIe Reich siglés du slogan “Montpellier c’est l’Allemagne”, et ses actions violentes. Les trois jeunes en question sont soupçonnés d’avoir participé à l’agression de plusieurs personnes dans un bar communiste emblématique d’Alès, Le Prolé, dans la nuit du 30 au 31 mai 2025, en pleine féria de l’Ascension.

Une procédure de dissolution en cours 

Giovanni Di Francesco, secrétaire du PCF d’Alès, exposait au moment des faits : « Une vingtaine de personnes parmi le public et nos camarades ont été blessées, secourues par la Croix Rouge et le SAMU dont un militant cheminot PCF hospitalisé en urgence ». Le groupuscule d’ultra-droite Bloc montpelliérain est par ailleurs visé par une procédure de dissolution du ministère de l’Intérieur. La section alésienne du PCF se réjouit de ces gardes à vue par le biais d’un communiqué reçu à la rédaction ce 25 février :

« La section PCF d’Alès accueille avec optimisme ces gardes à vue et cette annonce de dissolution* et espère vivement que l’enquête permettra d’identifier d’autres acteurs de cette ignoble attaque. (…) Ces gardes à vue, tout comme la dissolution* du Bloc montpelliérain, constituent un premier pas vers la justice et la réparation pour les victimes. Elles sont également des points d’appui dans la lutte contre l’extrême-droite et ses idées obscurantistes, combat qui constitue l’ADN du Parti Communiste Français. Rappelons que le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme sont un délit et non une opinion.

« Ce sont ses idées nauséabondes qu’il faut combattre »

La banalisation dont bénéficie l’extrême-droite est un grand danger pour la démocratie et la République elle-même. Elle favorise l’émergence de ces groupes néo-nazis dont la violence vise à nourrir une spirale de violence, créer le chaos, mettre à genoux. (…) Ce sont ses idées nauséabondes qu’il faut combattre en apportant notamment des réponses aux exigences sociales. Nous nous y employons et invitons tous les républicains du pays à s’en emparer ».

*La dissolution n’est pas actée, une procédure est en cours.

Linda Mansouri/InfOccitanie.