Montpellier : violences, appels à la haine, hommages au nazisme… le Bloc Montpelliérain dissous

jeudi 05 mars • 14:11
Le groupe d'ultra droite, le Bloc Montpelliérain, a été officiellement dissout ce mercredi 4 mars en Conseil des ministres.

Le Bloc montpelliérain, groupe d’ultradroite de Montpellier, a été officiellement dissous ce mercredi 4 mars en Conseil des ministres pour des « appels à la violence, à la haine et à la discrimination », a annoncé la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.

La liste des faits reprochés au Bloc montpelliérain, ayant conduit à sa dissolution, est longue. Tout d’abord, plusieurs membres du groupuscule d’extrême droite ont été impliqués à plusieurs reprises dans des faits de violences. En juin 2024, l’un des membres agresse un militant d’ultragauche et est condamné à 10 mois de prison avec sursis. Même chose en janvier 2025, où l’agression est cette fois revendiquée sur Telegram. Quelques mois plus tard, dans la nuit des 30 et 31 mai, une douzaine de membres du groupuscule se rendent au bar associatif Le Prolé, à Alès, et « provoquent une rixe, avec utilisation de gaz lacrymogène », détaille le décret du 4 mars 2026.

Incitation à la haine et hommages à des figures du nazisme

Au-delà des violences, il est également reproché au Bloc montpelliérain ses nombreux hommages à des personnalités liées au nazisme et au négationnisme, telles que Pierre Drieu La Rochelle, « collaborationniste et directeur de la Nouvelle Revue Française de 1940 à 1943 », Robert Brasillach, « collaborateur et admirateur notoire du Troisième Reich », ou encore Léon Degrelle, défenseur des thèses négationnistes.

De nombreuses actions et slogans contenant des propos racistes, antisémites et homophobes sont également pointés du doigt dans ce décret. Par exemple, le 4 juillet 2024, « le Bloc montpelliérain a fabriqué des stickers mentionnant “Montpellier c’est l’Allemagne”, accompagnés de l’image d’un char Tigre allemand utilisé par l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale », peut-on lire dans le texte. Les membres du groupe sont également accusés d’avoir incité à la violence et à la haine envers les personnes LGBT en publiant « un mode opératoire pour lutter contre ceux qu’il assimile à “la décadence du monde moderne” ».

Pour rappel, la procédure de dissolution avait été engagée plusieurs mois avant la mort de Quentin Deranque à Lyon.

Antoine Fagant/InfOccitanie.