Les chiffres du bilan sécuritaire de la manifestation (interdite par la préfecture) de Montpellier en date du samedi 31 octobre dernier ont provoqué un haussements de sourcils chez une conseillère régionale. Ce jour-là, plusieurs cortèges défilent dans la ville jusqu'à rejoindre notamment la Place de la Comédie. Un sit-in à l'appel de la coordination des Gilets jaunes a également lieu aux alentours de 14h30 devant l'hôtel de ville de Montpellier.
"2 000 casseurs" sur environ "8 000 manifestants"
Dans un communiqué de presse en date du 31 octobre, la préfète établit un bilan provisoire et fait état de "plusieurs cortèges" et jusqu'à 8000 manifestants réunis dans l'après-midi. La deuxième donnée chiffrée a fait naître quelques questions : "dont 2000 casseurs". Selon la préfète, les forces de sécurité ont fait face à des individus "particulièrement violents" sur la place de la Comédie et l'Esplanade Charles de Gaulle. De "nombreux projectiles" et "mortiers" ont été lancés contre les forces de l'ordre, ajoute la représentante de l'État. Le bilan provisoire faisait alors état d'une personne interpellée.
"Je souhaite connaître la méthode de comptage et les éléments qui justifient une telle affirmation"
Zina Bourguet, conseillère régionale (groupe socialistes), a saisi sa plume le lendemain de la manifestation. Sur les réseaux sociaux, l'élue "s'interroge sérieusement sur le bilan communiqué par la préfecture de l'Hérault". Elle pointe alors cette donnée : "2 000 casseurs sur 8 000 manifestants, cela représente un quart des personnes présentes (et une arrestation?)". L'élue appelle à des éclaircissements : "Ce chiffre mérite des explications et des éléments concrets. Que des incidents et des dégradations aient eu lieu en soirée ne fait pas de ces 2 000 personnes des casseurs. Je souhaite connaître la méthode de comptage et les éléments qui justifient une telle affirmation".


