Montpellier : début de l’opération « place nette » dans le quartier St Martin

28/11/2023 • 11:24

Restaurer l’ordre et la sécurité dans le quartier Saint-Martin à Montpellier. C’est la raison pour laquelle l’opération « place nette » a été déployée ce lundi 27 novembre, au matin, par le préfet de l’Hérault, François-Xavier Lauch, en collaboration avec le procureur de la République.

Pour rappel, le quartier Saint-Martin a été marqué par des incidents tels que des règlements de comptes, divers trafics (stupéfiants, tabacs), la présence de squats d’appartements, des dégradations de l’espace public, ainsi que des problèmes de communautarisme et de prosélytisme. Par conséquent, l’État a jugé nécessaire d’adopter une approche forte et durable pour apporter des changements significatifs et garantir la sécurité des habitants.

Une initiative pour reconquérir le territoire

L’opération « place nette » vise à inverser la tendance et à reconquérir le territoire par plusieurs actions coordonnées :

  • S’attaquer en profondeur aux trafics de stupéfiants, incluant le démantèlement des points de deal, l’arrestation des délinquants et la poursuite judiciaire.
  • Libérer les halls d’immeubles et évacuer les squats d’appartements.
  • Sécuriser la voie publique et les transports.
  • Nettoyer la rue en retirant les voitures ventouses et les encombrants.
  • Repeindre et rénover les copropriétés.
  • Rétablir l’accès aux services publics.
  • Lutter contre l’exclusion scolaire.
  • Renouer avec la mixité sociale.
  • Accompagner le tissu associatif
Un déroulé sur plusieurs phases

La force de cette nouvelle méthode réside dans l’action coordonnée de nombreux partenaires, déployée en plusieurs phases et sur la durée :

  • Phase répressive : mobilisation de la police nationale dans toutes ses composantes, y compris la sécurité publique, les services d’enquêtes, la police aux frontières et le renseignement territorial, ainsi que des services judiciaires (parquet, SPIP) pour démanteler les points de deal et rétablir l’ordre public.
  • Phase dissuasive : occupation durable du quartier par le déploiement massif des forces de l’ordre pour rétablir le sentiment de sécurité et étouffer les trafics.
  • Amélioration du cadre de vie par une action coordonnée des bailleurs, de l’inspection académique, des services de la ville et des associations.

Enfin, le préfet de l’Hérault dressera un premier bilan de l’opération dans les prochains jours.

Antoine Fagant/InfOccitanie.