Six ans après les attentats de Trèbes et de Carcassonne, qui ont coûté la vie à quatre personnes, s’ouvre ce 14 septembre le procès en appel de trois accusés, après des peines jugées « clémentes » en première instance en 2024. Retour sur les faits.
Quatre personnes tuées
Le 23 mars 2018, Radouane Lakdim, fiché S et âgé de 25 ans, ouvre le feu à Carcassonne sur deux personnes dans un véhicule, tuant le passager et blessant grièvement le conducteur. Le terroriste s’empare du véhicule et circule à travers la ville, où il ouvre le feu sur des CRS, blessant un policier.
Il s’arrête ensuite au magasin Super U de Trèbes. Il y entre et tue un employé et un client, puis prend en otage une caissière. Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame négocie l’échange de sa place contre celle de la femme prise en otage. Toutefois, il finit par être tué par l’assaillant, qui, à son tour, est abattu lors de l’assaut du GIGN.
Jusqu'à cinq ans de prison
Un premier procès s’ouvre alors le 22 janvier 2024, durant lequel sept personnes de l’entourage de Radouane Lakdim comparaissent, dont cinq pour « association de malfaiteurs terroristes ». Aucun n’est jugé pour « complicité ». Parmi ces cinq accusés, seule l’ex-compagne du terroriste, Marine Pequignot, est condamnée à cinq ans de prison, dont deux avec sursis. Les quatre autres sont acquittés de cette charge, en l’absence d’« actes matériels ». Les autres accusés écopent de peines allant de six mois à quatre ans de prison ferme pour « non-dénonciation de crime terroriste », « provocation à un acte de terrorisme » ou encore « soustraction de preuves ».
Des peines "clémentes"
Face à ces peines jugées clémentes, le parquet national antiterroriste a fait appel du verdict pour deux des accusés : Marine Pequignot et Samir Manaa, ami de Radouane Lakdim, qui avait accompagné ce dernier pour acheter le couteau ayant servi à tuer le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame. Un troisième accusé a lui-même fait appel de la décision prononcée en première instance.
Ils seront trois à comparaître à nouveau dès ce lundi 14 septembre devant la cour d’assises spéciale de Paris. Le verdict est prévu le 9 octobre.


