Après le succès de ses premiers foulards en soie française, la jeune maison gardoise Saint Loup dévoile « Le Bandou », une collection capsule produite à seulement 200 exemplaires. Derrière cet accessoire inspiré de la légende du Pic Saint-Loup se dessine une ambition plus vaste : relocaliser toute une filière textile en Occitanie.
Un hommage au patrimoine occitan… en soie française
Installée à Monoblet, dans les Cévennes gardoises, la maison SAINT LOUP poursuit son pari de faire renaître la soie française. Après une première collection de 300 foulards écoulée en quelques jours en décembre dernier, l'entreprise lance « Le Bandou », un bandeau en soie naturelle édité à seulement 200 exemplaires numérotés. Imaginée avec l'artiste Manon Diemer, cette création revisite la célèbre légende de Saint-Loup sous un angle contemporain. « L'artiste a joué avec la légende : contrairement au récit populaire, la dulcinée est toujours vivante au retour des chevaliers, elle a fait le choix d'être libre », explique Alexandre Lourié, fondateur de SAINT LOUP. Les paysages emblématiques d'Occitanie et au-delà, du Pic Saint-Loup au mont Saint-Clair, en passant par les Cévennes, un château cathare ou les gorges de l'Ardèche, composent un récit visuel et onirique tissé dans la soie.
Une création qui accompagne la relocalisation de toute une filière
Au-delà de son esthétique, Le Bandou illustre la stratégie industrielle de la jeune entreprise. Les 200 pièces sont confectionnées à partir d'un fil de soie entièrement produit en France, depuis l'élevage des vers à soie dans les Cévennes jusqu'à la confection finale. Une démarche qui vient d'être récompensée par le référencement « Fabriqué en Occitanie » décerné par la Région. « Les 200 exemplaires sont réalisés à partir d'un fil de soie unique français », souligne Alexandre Lourié. Pour l'entrepreneur, il s'agit de démontrer qu'une production textile d'excellence peut à nouveau voir le jour en France, tout en recréant de la valeur sur le territoire.
Une jeune entreprise qui accélère son développement
Le lancement de cette nouvelle collection intervient dans un contexte de forte croissance pour SAINT LOUP. Les bénéfices de la première série de foulards ont permis de financer l'acquisition de la première machine neuve de dévidage de cocons installée en France depuis plus d'un siècle. Cet investissement doit permettre de tripler les capacités de production de la filature gardoise, avec à la clé de futurs recrutements et de nouvelles plantations de mûriers blancs dans les Cévennes. « Nous démontrons qu'il est possible de relocaliser une activité textile d'excellence en France, à fort impact social et écologique, tout en bâtissant un modèle économique profitable et ambitieux », affirme Alexandre Lourié. Soutenue par Bpifrance dans le cadre du programme French Touch, la jeune entreprise entend ainsi faire de la soie cévenole un symbole du renouveau industriel occitan. Plus d’infos sur Saint Loup par ici : https://saintloup.store/


