"Cette situation est inacceptable", fustige la CGT de l'Hérault face à l'usage de gaz lacrymogène employé par les forces de l'ordre pour répondre aux mouvements de blocage menés par les lycéens. Depuis plusieurs jours, des lycées de l'Hérault et notamment de Montpellier sont le théâtre de blocages des élèves qui dénoncent le manque de moyens, de personnels et leurs conditions d'études qui se dégradent au sein de leurs établissements
Une "répression" qui "monte d'un cran"
Cependant, plusieurs scènes de violences et des heurts ont éclaté entre les manifestants et les forces de l'ordre, notamment après des dégradations commises, dont des incendies, devant les lycées. "Face aux graves troubles à l'ordre public observés localement, les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène afin de disperser les manifestants", confirme la préfète de l'Hérault. Un usage jugé "inacceptable" par la CGT de l'Hérault qui déplore une "répression" qui "monte d’un cran".
Une "colère" qui "doit être entendue"
Le syndicat estime que la "colère d’une jeunesse qui revendique des moyens pour étudier, se former et construire son avenir doit être entendue, pas réprimée" et affirme qu'une ou un lycéen "qui revendique n’est pas une menace". La CGT demande "des moyens pour l’École, des services publics renforcés et un avenir digne pour tous" et "pas l’austérité et la répression", tout en réaffirmant son soutien aux manifestants.


