La DGCCRF a identifié une trentaine de références de préservatifs dépourvus du marquage de conformité européen (CE) et, à ce titre, jugés non conformes. Ces articles sont « vendus en ligne, sur de grandes marketplaces, qui représentent environ 1 000 boîtes, soit plus de 40 000 préservatifs », précisent la DGCCRF et la DGS dans un communiqué. De plus, ces références sont majoritairement commercialisées par des vendeurs asiatiques.
Au-delà de l’absence de marquage CE, ces préservatifs ne bénéficient pas « d’une évaluation de la conformité par un organisme tiers ni, pour la plupart, d’un emballage en langue française », ajoutent la Répression des fraudes et le ministère de la Santé.
Plusieurs marques concernées
D’après le site gouvernemental RappelConso, plusieurs marques et références sont concernées. Parmi elles figurent My Lubie, dont les préservatifs sont notamment vendus sur Amazon, en pharmacie, chez Nuoo, Mademoiselle Bio, Monoprix, Ayanature et Passage du Désir.
Sont aussi citées Okamoto, avec les références ZERO ZERO THREE et ZERO-TWO, vendues sur Amazon, ainsi que Sagami, notamment avec les Sagami Original 002, également commercialisés sur Amazon et la Friday Bae est également concernée.
"Des risques graves pour la santé"
L’ensemble de ces préservatifs non conformes est « susceptible de présenter des risques graves pour la santé et la sécurité des utilisateurs (infections sexuellement transmissibles, grossesses non désirées) », alertent les organismes.
Les autorités demandent donc aux personnes ayant utilisé ces préservatifs non conformes de se rendre dans un laboratoire d’analyses médicales afin de réaliser un dépistage des infections sexuellement transmissibles. Un test de grossesse est également recommandé en cas de retard de règles.


