Le mardi 6 octobre 2026, lors du conseil municipal de Montpellier, Livia Jampy, conseillère municipale LFI, interpelle Sébastien Côte, premier adjoint de Michaël Delafosse en charge de la tranquillité publique et ancien adjoint à la sécurité. Elle l’accuse de transformer la police municipale : « On lui confie des équipements dits anti-émeute, une présence dans des dispositifs qui ne sont pas les siens, et petit à petit, on la transforme en supplétif de la police nationale là où l’État se désengage. » L'élue poursuit : « Quelles sont les réponses qu’ils ont reçues ? Du gaz lacrymogène, des charges, des interpellations. » Livia Jampy cite alors la Ligue des droits de l’Homme, selon laquelle des policiers municipaux ont été déployés devant les lycées le jeudi 1er octobre 2026, « munis de boucliers », et ont participé à des charges. Sebastien Côte balaie l’accusation : « La police municipale n’est en rien concernée. Ou alors, apportez-moi les preuves. »
Rappelons qu'en aucun cas il ne peut être confié à la police municipale d'une commune une mission de maintien de l'ordre. La loi française est stricte : le maintien de l'ordre est une compétence régalienne exclusive de l'État, confiée aux forces de sécurité nationales (CRS et gendarmes mobiles) sous l'autorité du préfet.
Plongez dans l'enquête du média Le Poing Montpellier
Ces preuves, l’Observatoire des libertés de Montpellier (OLM) les accumule depuis le début de la mobilisation, le 29 septembre dernier. Dans un rapport publié le 12 octobre, l’Observatoire range d’ailleurs « le recours quasi-systématique à la police municipale » parmi les « dispositifs de maintien de l’ordre préoccupants » observés depuis le début du mouvement. Etayée par une multitude de preuves, le média Le Poing Montpellier vient de publier une enquête à ce sujet signée par le journaliste Elian Barascud, disponible gratuitement en cliquant ici.


