Nîmes : Franck Proust propose la gratuité des cantines scolaires

vendredi 27 février • 15:21
Le candidat aux municipales propose la gratuité des repas à la cantine, plaidant en faveur de l'égalité sociale. La Gauche manque de s'étouffer en apprenant la nouvelle.

La mesure est présentée comme « un engagement fort pour l’égalité sociale, la santé publique et le pouvoir d’achat ». Ce vendredi, Franck Proust, tête de liste ‘Tout Nîmes’ pour les municipales, adoubé par LR, Horizons et UDI, dévoilait lors d’une conférence de presse une mesure phare : la gratuité des cantines scolaires pour tous les écoliers nîmois.

« Garantir à chaque enfant au moins un repas équilibré par jour »

Objectif ? « Garantir à chaque enfant au moins un repas équilibré par jour, indépendamment des ressources de sa famille ». Une mesure qui concerne « potentiellement » 11 500 élèves des 83 écoles du premier degré à Nîmes. Le candidat de Droite, président de Nîmes Métropole et premier adjoint du maire de Nîmes, argumente : « La gratuité des cantines scolaires à Nîmes ne relève pas d’une simple promesse tarifaire. Elle traduit une vision : celle d’une ville qui place l’enfance, l’égalité des chances et la santé au cœur de ses priorités ».

Plus de 5 500 repas sont servis chaque jour dans 54 restaurants scolaires

Aujourd’hui à Nîmes, les tarifs varient entre 1 € et 7 € selon les revenus, précise Franck Proust. Si ce système progressif permet déjà une certaine solidarité, la gratuité universelle irait donc plus loin : « Elle garantira à tous les enfants, sans distinction, les mêmes conditions alimentaires et donc les mêmes chances de concentration, d’apprentissage et de développement ». Pour une famille avec deux enfants scolarisés en primaire, l’économie pourrait atteindre près de 300 € par mois, chiffre le candidat. À Nîmes, plus de 5 500 repas sont servis chaque jour dans 54 restaurants scolaires.

« Tout repas réservé mais non consommé sera facturé au tarif plein »

Pour ce faire, le chef étoilé nîmois Jérôme Nutile, serait chargé du rayonnement de la gastronomie locale et notamment garant de l’exigence qualitative. Afin d’éviter toute dérive et de lutter contre le gaspillage alimentaire, l’inscription préalable à la cantine sera néanmoins obligatoire. Ainsi, tout repas réservé mais non consommé sera facturé au tarif plein. « Cette règle vise à responsabiliser les familles et à préserver l’équilibre financier du dispositif », précise la liste dans un communiqué.

Un coût supplémentaire de 2 millions d’euros

La Ville de Nîmes consacre actuellement environ 6 millions d’euros par an à la restauration scolaire. La mise en place de la gratuité représenterait un coût supplémentaire de 2 millions d’euros, pour un coût global estimé à 8 millions d’euros annuels. « Cet effort supplémentaire constitue un choix politique clair : considérer la restauration scolaire non comme une dépense, mais comme un investissement social et sanitaire », juge Franck Proust. La mise en œuvre de cette mesure nécessitera d’attendre la fin de la délégation de service public pour une mise en place à la rentrée 2028. La tête de liste de comparer : « Les communes qui ont mis en place cette mesure constatent que davantage d’enfant fréquentent la cantine ».

« Panique à bord ! »

Sylvette Fayet, sur la liste « Nîmes en commun » portée par le candidat Vincent Bouget (gauche unie hors LFI), a failli s’étouffer en apprenant la nouvelle. Sur les réseaux sociaux, l’élue d’opposition à la Ville et à l’Agglomération se fend d’une déclaration qu’elle paraphe de son nom. « Panique à bord ! F.Proust et la Droite n’ont de cesse de clamer que V.Bouget et la Gauche vendent du rêve, notamment au sujet de la gratuité des transports scolaires. Ils clament ‘M Bouget rien n’est gratuit’. Aujourd’hui, F Proust hors de son programme, annonce la gratuité des cantines scolaires en 2028 ! ».

« On dirait un poisson d’avril »

La même use de l’ironie : « Mais jusqu’où vont-ils aller ? Faut-il pleurer, faut-il en rire… A quand M.Proust la tour Eiffel sur l’Esplanade ? Comment la Droite qui a repris en chœur ‘que rien n’est gratuit’ va-t-elle mettre à jour son logiciel et ses réseaux sociaux sans tomber dans le ridicule ? ». L’Ecologiste Marianne Bernède, également dans l’aventure « Nîmes en commun », y va de sa missive : « On dirait un poisson d’avril, sauf que nous sommes en février. La droite en panique tente n’importe quoi pour essayer de grappiller des électeurs, sauf que les Nîmoises et Nîmois ne sont pas dupes ». Ambiance.

Linda Mansouri/InfOccitanie.