Elu dimanche 29 mars lors du conseil municipal d’installation, le nouveau maire RN de Carcassonne, Christophe Barthès, a annoncé la couleur et ses priorités. Outre le drapeau européen aussitôt retiré du fronton de la mairie, l’édile s’est adonné à une séance signature filmée qui n’est pas sans rappeler celles de Donald Trump dans le bureau ovale. Christophe Barthès a justifié avoir signé un arrêté anti-mendicité par la nécessité de « remettre de l’ordre » et de répondre à un « trouble à l’ordre public ».
Le conseil municipal terminé, j’ai signé mon premier arrêté en tant que maire visant à lutter contre la mendicité en centre-ville et à la Cité Médiévale. Celle-ci représente un trouble à l’ordre public. pic.twitter.com/mZCHv4CUR0
— Christophe Barthès (@BarthesChristop) March 29, 2026
Une mesure qui a fait couler de l’encre. Sur le réseau social X, le député La France insoumise Antoine Léaument a dénoncé une mesure ciblant les plus précaires : « À peine élu, le RN lutte contre les pauvres plutôt que de lutter contre la pauvreté. N’élisez jamais ces gens-là. Ils détestent le peuple. » Le socialiste Alix Soler Alcaraz, à la tête de l’union de la gauche pour les municipales, a mis en garde : « Aucune idée sale n’a rendu une ville propre », a-t-il lancé dans des propos rapportés par L’Indépendant.