Le divorce avec Marine Tondelier est acté. « Face à l’extrême droite aux portes du pouvoir, faire le jeu des divisions pour satisfaire quelques égos est irresponsable », juge la montpelliéraine Julia Mignacca, cofondatrice de la toute nouvelle formation nationale « Verts populaires », regroupant d’anciens membres déçus des Ecologistes. Les dissidents prônent une « écologie de rupture et une alliance avec La France insoumise pour 2027 », a expliqué lors d’une conférence de presse à Paris Julia Mignacca, présidente démissionnaire du conseil fédéral des Écologistes et membre de la coordination nationale des « Verts populaires ».
Les Verts populaires prônent une « alliance avec La France insoumise pour 2027 »
Co-cheffe de file aux municipales à Montpellier avec Jean-Louis Roumégas, Julia Mignacca a claqué la porte des Ecologistes durant la campagne, avant de se rallier à la liste de la candidate aux municipales de Montpellier : l’insoumise Nathalie Oziol. Julia Mignacca, désormais élue d’opposition à la Ville et à la Métropole de Montpellier, déplore le choix de Marine Tondelier d’une primaire de la gauche et des écologistes pour 2027, incluant le Parti socialiste mais excluant La France insoumise.
Selon les fondateurs de la formation, Marine Tondelier a « instrumentalisé » les alliances des municipales pour défendre la primaire et « sacrifié le fond politique ». En excluant La France Insoumise, ils estiment que cela « fragilise toute perspective de majorité face à l’extrême droite ». Julia Mignacca juge par ailleurs que « les Ecologistes ont rompu avec leur position de trait d’union » prise lors du Nouveau Front populaire (NFP) aux législatives de 2024.
Une « écologie de rupture, ancrée à gauche, refusant tout compromis social-démocrate »
Les « Verts Populaires » prônent donc une « écologie de rupture, ancrée à gauche, refusant tout compromis social-démocrate ». Le mouvement, inspiré des « Greens » anglais, dit agir au plus près des gens pour « transformer concrètement la vie dans les quartiers populaires et les territoires oubliés ». Ils appellent à remettre au centre les marqueurs de l’écologie politique « absents de la primaire » de Marine Tondelier : « l’eau et l’énergie comme biens communs, et la lutte contre les grands projets inutiles ». Deux prochaines étapes marqueront la vie de ce nouveau-né politique : la convention nationale des « Verts populaires » (23 et 24 mai) et la co-organisation des assises de l’écologie populaire et du municipalisme (28 et 29 juin).