De nombreux dommages sur les troupeaux liés à la prédation ont lieu sur l’ensemble du territoire, en particulier en Margeride, indique la préfecture de Lozère. Par conséquent, le préfet a sollicité et obtenu l’accord du préfet coordonnateur du plan national d’actions « loup et activités d’élevage » pour la réalisation d’un tir de prélèvement portant sur les trois communes de la Margeride "les plus impactées". Un tir de prélèvement est une opération administrative et dérogatoire destinée à tuer un loup afin de réguler la population ou de répondre à des attaques répétées sur des troupeaux.
Sur les trois communes de la Margeride les plus impactées
"Cette décision s’inscrit dans le cadre réglementaire national applicable à la gestion du loup, tel que défini par les arrêtés ministériels en vigueur et sous le pilotage du préfet coordonnateur. Elle vise à répondre à une situation de dommages exceptionnels constatés sur les troupeaux sur ces trois communes", précise la préfecture dans un communiqué.
"Une situation de dommages exceptionnels"
Les lieutenants de louveterie, en coordination avec l’Office français de la biodiversité, sont chargés de la mise en œuvre de ce tir de prélèvement. Les opérations ont déjà débuté et sont conduites "dans le respect du cadre réglementaire et des consignes de sécurité édictées par les services de l’État". Cette action vient compléter les mesures déjà mises en œuvre pour accompagner les éleveurs : aides pour la mise en place de mesures de protection, autorisation pour mettre en place des tirs de défense, mobilisation des louvetiers auprès des exploitations protégées, venue de la brigade Grands Prédateurs…. L’ensemble des informations sur le loup et les activités d’élevages, sont consultables sur le site des services de l’État en Lozère : ici.
"C’est toute l’absurdité de ces tirs de prélèvement : on ne cherche pas un individu identifié. On organise la mise à mort d’un loup".
Une décision qui n'est pas du tout du goût de l'association One Voice qui publie un plaidoyer : "lls tueront le premier loup qu’ils trouveront... Peu importe qu’il soit ou non à l’origine des attaques. Peu importe qu’il ait approché un troupeau ou non. Peu importe, même, qu’on puisse réellement lui reprocher quoi que ce soit. Jusqu’au 8 octobre, en Lozère et en Haute-Loire, des tireurs sont autorisés à partir à la recherche d’un loup, à le traquer et à l’abattre. Un loup qui traverse simplement le territoire. Un loup appartenant à une meute installée dans le secteur. Un animal qui n’a peut-être jamais approché le moindre troupeau. Il suffira qu’il soit là. C’est toute l’absurdité de ces tirs de prélèvement : on ne cherche pas un individu identifié. On organise la mise à mort d’un loup".