François Piquemal dénonce des « ingérences étrangères visant à nuire à notre campagne à Toulouse ». Le candidat de la France Insoumise à la mairie de Toulouse, battu au second tour par le maire sortant Jean-Luc Moudenc, a déposé un recours devant le tribunal administratif pour faire annuler les élections municipales.
Des ingérences « de nature à porter atteinte aux intérêts de la Nation »
En toile de fond, François Piquemal, crédité de 46,13 % des intentions de vote, dénonce des « ingérences numériques étrangères » documentées par le Réseau de Coordination et de Protection des Élections (RCPE) qui regroupe l’ARCOM, le CNCCPF ou encore le VIGINUM. Dans un communiqué, les avocats du candidat pointent de « graves actions malveillantes » orchestrées via « de faux sites internet et de faux comptes sur les réseaux sociaux, pilotés depuis l’étranger, ayant pour objet d’altérer l’information des citoyens et donc de peser sur le résultat des élections ». Des faits que le RCPE qualifie de « nature à porter atteinte aux intérêts de la Nation ». Par ailleurs, d’autres candidats LFI ont été victimes de ces agissement selon les autorités et les éléments recueillis par nos confrère du Monde ou du Canard Enchaîné.
Selon les avocats de François Piquemal, ces ingérences ont ciblé le candidat LFI avec de « fausses accusations de commission d’infractions graves afin de jeter le discrédit sur sa candidature ».
« Demander l’annulation » des élections
C’est dans ce contexte que le recours du candidat, soutenu par le mouvement de la France Insoumise, a été déposé devant le tribunal administratif « contre les élections municipales qui se sont déroulées à Toulouse, dans la perspective non seulement d’en demander l’annulation à ce titre, mais aussi de faire toute la lumière sur ce sujet d’intérêt général. »