La population de la Région continue de croître bien que les naissances diminuent. Au 1er janvier 2026, la population de la région Occitanie est estimée à environ 6 247 000 personnes, soit une augmentation de 0,7 % par an depuis 10 ans, selon l’Insee. La région représente à elle seule 9,4 % de la population de France métropolitaine.
Les naissances baissent, les décès augmentent
Une croissance démographique qui repose exclusivement sur l’attractivité de la région. En effet, les naissances continuent de diminuer (50 300 en 2025, soit -1,1 % par rapport à 2024) tandis que les décès augmentent (64 000 en 2025, soit +1,5 % par rapport à 2024). Un déficit naturel qui ne cesse de se creuser pour atteindre -14 100 en 2025, contre -12 660 en 2024 et -11 050 en 2023, détaille l’Insee dans son rapport. Ce dernier s’explique par le vieillissement de la population et une fécondité toujours en berne, avec une moyenne de 1,43 enfant par femme.
Plus de séniors que de jeunes
« Au 1er janvier 2026, un quart des habitants de la région sont âgés de 65 ans ou plus », indique l’Insee. Ainsi, les séniors sont plus nombreux que les jeunes en Occitanie. Pour 100 jeunes de moins de 20 ans, 117 séniors vivent dans la région. Une tendance inverse à celle d’il y a 20 ans, en 2006, où l’on comptait 82 personnes d’au moins 65 ans pour 100 jeunes de moins de 20 ans.
En détail, le Lot est le département d’Occitanie et de France métropolitaine où l’on compte la plus grande proportion de personnes âgées de plus de 65 ans (33 % des habitants). En Occitanie, seule la Haute-Garonne fait exception, où le taux d’habitants âgés de moins de 20 ans est supérieur à celui des séniors.
Une espérance de vie qui augmente
Côté espérance de vie, celle des hommes et des femmes a augmenté depuis les années 2000 : +2,7 années pour les femmes et +4,6 années pour les hommes, qui rattrapent progressivement celle des femmes. En 2025, l’espérance de vie à la naissance des femmes est de 85,8 ans contre 80,7 ans pour les hommes. Un écart qui se réduit donc entre les deux sexes, passant de 7,1 années en 2000 à 5,2 en 2025. Un écart réduit que l’Insee explique par « un gain d’espérance de vie plus élevé sur cette période pour les hommes (+4,6 années) que pour les femmes (+2,7 années) », mais aussi parce que les hommes « bénéficient des progrès en matière de traitement et de prévention » face à certaines maladies cardiovasculaires et aux comportements à risque (tabagisme, alcool), auxquels ils sont plus exposés que les femmes.