Le 26 mars 2026, un équipage de la brigade anticriminalité du commissariat de Béziers, alerté par le voisinage, intervenait à Béziers au domicile d’une femme victime de violences. A leur arrivée, la victime, une femme âgée de 22 ans, enceinte de 8 mois et mère de 2 enfants s’était réfugiée chez une voisine et expliquait avoir reçu plusieurs gifles de la part de son compagnon la faisant tomber au sol. Elle ajoutait que ses deux enfants, âgés de 3 ans et 8 mois, étaient présents dans l’appartement, indique Arnaud Faugère, procureur de la République près le tribunal judiciaire de Béziers.
La voisine intervient pour séparer le couple
Le mis en cause, un homme âgé de 28 ans, était interpellé sur les lieux et placé en garde à vue. Il reconnaissait les faits tout en les minimisant et en attribuant l’origine des violences à sa compagne. Au cours de sa garde à vue, il était retrouvé environ 9 grammes de résine de cannabis dans la poche de son pantalon. La voisine, qui était intervenue pour séparer le couple, était entendue par les enquêteurs et relatait de nombreuses disputes ainsi qu’un précédent fait de violence auquel elle avait assisté au mois d’août 2025.
9 grammes de résine de cannabis dans la poche
Le 28 mars 2026, le mis en cause était déféré devant le parquet de Béziers et placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention. Il a été condamné le 30 mars 2026 par le tribunal correctionnel de Béziers à 3 ans d’emprisonnement, dont 1 an assorti d’un sursis probatoire avec les obligations de se soigner et de travailler, outre la révocation à hauteur de 12 mois d’un sursis provenant d’une précédente condamnation. La juridiction a également prononcé son maintien en détention. Déjà condamné à 7 reprises entre 2016 et 2024, il se trouvait en état de récidive légale.