« Les dernières secondes dans la montée étaient terribles ! », nous souffle un coureur à l’issue de la première étape de VTT du 9e Raid Vinci Aventure Méditerranée, organisé dans un décor naturel idyllique. « Il est où le ravitaillement ? », questionnent d’autres coureurs en sueur, tout en posant leur vélo avant d’enchaîner sur le trail en plein coeur du Luberon. « Il y a intérêt à ce que tu aies du jaune (référence à peine voilée à la bière, ndlr) dans la voiture à l’arrivée pour décompresser ! », ironise un dernier vététiste à l’attention d’un organisateur, tandis qu’un bénévole encourage les retardataires : « Allez on ne lâche rien, c’est presque la fin ! ».
Un cadre naturel à « couper le souffle »
Entre Durance et Verdon, le challenge multisports a tenu toutes ses promesses les samedi 29 et dimanche 30 mai. Un événement sportif inédit, organisé par le groupe Vinci, auquel ont participé les élèves ingénieurs d’une dizaine d’écoles, dont l’école des Mines d’Alès (IMT Mines Alès). « J’ai quelques crampes mais tout s’est bien passé. Le parcours est magnifique et nos petits jeunes étaient bien en forme« , se réjouit Assia Tria. La directrice de l’école gardoise, qui a tenu à se plier aux épreuves, loue une organisation parfaitement millimétrée. Trail, escalade, VTT, canoë, course d’orientation, biathlon… Les étudiants ont dû puiser dans leurs réserves pour se dépasser durant deux jours sportifs.
« Sortir du cadre traditionnel du speed-dating »
Les objectifs sont multiples : retrouver l’équipe pédagogique sous un nouveau jour, véhiculer la culture d’entreprise du groupe Vinci auprès des futurs ingénieurs et échanger entre les différentes écoles. « On souhaitait sortir du cadre traditionnel du ‘speed-dating’ avec une ambiance sportive et conviviale et faire connaître les différentes entreprises du groupe aux élèves », expose Jean-Robert Charlet, directeur régional à Freyssinet Construction (entreprise du groupe Vinci) et co-organisateur de l’évènement.
80 collaborateurs du groupe Vinci, 220 élèves ingénieurs
Au total, pas moins de 80 collaborateurs du groupe Vinci, issus de domaines variés tels que la construction, la maîtrise d’ouvrage, les autoroutes, l’immobilier ou l’énergie, se sont mesurés à 220 élèves ingénieurs. « Généralement c’est l’INSA Lyon qui se distingue par ses résultats », abonde Frédéric Depaepe, directeur régional Maitrise d’ouvrage chez Vinci autoroutes et co-organisateur. L’école des Mines d’Alès tire également son épingle du jeu. L’écurie, qui a envoyé le plus gros contingent avec 56 coureurs, promeut intensément la culture sportive, jusqu’à remporter la compétition nationale du Cartel des mines plus de… trente fois !
« C’est la première fois que je participe. J’avais un peu d’appréhension, mais pour le moment c’est nickel. Heureusement qu’on a eu un beau temps », nous confie un élève alésien à l’issue de l’épreuve du trail. Un autre à l’escalade avait à coeur de se dépasser : « J’ai un peu le vertige mais je voulais vraiment y aller », pari réussi avec brio. Le Raid permet également de faire se rencontrer les différentes entités méditerranéennes de ce groupe international au 74,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires, présent dans 120 pays. « Les collaborateurs prennent l’ampleur de ce que représente le groupe en venant au challenge », souligne Jean-Robert Charlet.
Un concept décliné dans une autre région
Organisé depuis septembre dernier, le Raid aventure a nécessité une longue phase de préparation (demandes d’autorisations administratives notamment). Cinquante bénévoles du groupe ont contribué à la réussite des épreuves, sans compter des personnes diplômées d’Etat en escalade et autres disciplines afin d’encadrer les jeunes et veiller à leur sécurité. Le concept de Raid Vinci fonctionne si bien qu’il y a deux ans, il a été décliné par le groupe dans une autre région. Un Raid Blanc a ainsi vu le jour en Centre-Est, incluant notamment une épreuve de ski.
Trail, VTT, biathlon, kayak….
« C’est simple, l’année dernière, j’ai perdu 10 000 calories, ça vous donne un aperçu… », chiffre Frédéric Depaepe. Selon le cadre de Vinci, l’épreuve révèle la solidarité qui existe entre les jeunes : « Quand quelqu’un est fatigué, l’autre porte son vélo. En entreprise, ces valeurs s’appliquent également à travers le collectif ». Outre la résilience sportive, « Le raid impose de réfléchir, ce n’est pas un marathon. Il y a de la stratégie aussi, notamment dans la course d’orientation ».
« L’année dernière, j’ai perdu 10 000 calories »
La course d’orientation a été orchestrée dans le charmant village de Sisteron, traversé par la Durance. Le raid était adapté à tous les niveaux pour ne laisser personne sur le bas-côté, avec une cérémonie de clôture et remises des prix en bonne et due forme. « On n’a jamais eu ces résultats, c’est exceptionnel. Seules deux équipes n’ont pas pu terminer le challenge », déclare au micro Frédéric Depaepe à l’occasion de la cérémonie, sous les applaudissements des centaines de coureurs.
Au-delà du sport, les élèves ont pu découvrir les différents métiers et entreprises régionales du groupe en sillonnant des stands. Compétition oblige, les connaissances acquises sur la société ont fait l’objet d’une épreuve « culture » le lendemain dans le but de grappiller des points supplémentaires. Après l’effort, place au réconfort. Pour décompresser en soirée, rien de tel qu’une finale de la Ligue des champions diffusée sur écran géant dans le camping 5 étoiles Sunêlia l’Hippocampe, un plongeon dans la piscine ou une séance de massage… Quand on vous dit que Vinci a pensé à tout. Notre reportage vidéo à retrouver en cliquant ici.