Hérault : SOS Racisme relève des discriminations sur la plage privée et en discothèque après un "testing"

mardi 28 juillet • 15:38
L'association tire la sonnette d'alarme.

Ce week-end, une vaste opération de "testing" sur les plages privées et dans les boîtes de nuit du Sud de la France a été réalisée par des militants de l'association SOS Racisme. "Nous voulions montrer que, même pendant les vacances qui devraient être un moment d'insouciance, les discriminations se poursuivent, regrette Dominique Sopo, président de l'association. C'est quoi une discrimination? C'est quand on dit aux personnes perçues comme blanches qu'elles peuvent entrer mais qu'on dit aux groupes composés de personnes perçues comme noires et arabes que c'est complet ou que c'est réservé aux habitués". Le même donne un autre exemple : "C'est aussi quand l'entrée est à 15 euros mais qu'on demande au groupe composé de gens perçus comme noirs de prendre une table à 200 euros pour pouvoir entrer". Des agissements interdits par la loi et qui contreviennent au principe d'égalité promu dans notre devise républicaine.

Montpellier et La Grande Motte

Au total, SOS Racisme a testé 23 plages privées différentes : 7 à Montpellier, Palavas-les-Flots et La Grande-Motte ; 5 à Marseille ; 11 à Nice et Antibes. Par exemple, "sur une plage de La Grande-Motte, le groupe perçu comme noir a pu obtenir des transats situés au premier rang, tandis que le groupe perçu comme arabe s’est vu refuser cet emplacement et proposer des transats au troisième rang. Juste après, sans que personne ne soit sorti, le groupe perçu comme blanc a demandé des places au premier rang et il n'y a pas eu de problème", explique Zélie Heran, responsable juridique de l'association. Autre exemple relevé par l'association dans une discothèque à Montpellier : "Le groupe perçu comme noir s’est vu refuser l’entrée au motif que l’établissement était complet. Les groupes perçus comme arabe et blanc, arrivés ensuite, ont pourtant été acceptés", détaille Zélie Heran. SOS Racisme demande la convocation, par les préfectures et les collectivités locales, des professionnels des secteurs concernés afin de leur rappeler leurs obligations légales et appelle également à développer des actions de sensibilisation auprès des établissements accueillant du public. En savoir plus sur ce testing ici.


Linda Mansouri/InfOccitanie.