Hérault : un faux profil d'adolescente piège un homme condamné pour corruption de mineur

lundi 29 juin • 11:08
Une enquête sous pseudonyme a mené à la condamnation d'un homme de 44 ans pour corruption de mineur et détention d'images pédopornographiques.

Pensant échanger avec une adolescente de 15 ans, un homme de 44 ans a été interpellé et condamné ce 25 juin par le tribunal correctionnel de Béziers à quatre ans d'emprisonnement avec maintien en détention. Il a été reconnu coupable de corruption de mineur par un réseau de communication et de détention d'images à caractère pédopornographique, après une enquête menée par la brigade de recherches de Pézenas (Hérault).

Il formule des propositions à caractère sexuel

L'affaire débute le 18 juin 2026 lorsque les enquêteurs débutent leurs investigations sous pseudonyme. L'objectif : détecter les auteurs d'infractions sexuelles sur Internet. Ils créent donc le faux profil d'une jeune fille de 15 ans sur un site de discussion en ligne. Très rapidement, un homme se présentant comme âgé de 34 ans engage la conversation et formule des propositions à caractère sexuel. Il est rapidement identifié. Il s'agit en réalité d'un homme de 44 ans, domicilié à Béziers, déjà connu de la justice pour une agression sexuelle commise à La Grande-Motte (Hérault) en mai 2025.

Il faisait chanter une adolescente de 16 ans

Interpellé le 22 juin puis placé en garde à vue, le quadragénaire voit son téléphone portable examiné. Les investigations mettent alors au jour une multitude de fichiers à caractère pédopornographique ainsi qu'une conversation avec une adolescente de 16 ans, sur laquelle il exerçait un chantage afin d'obtenir des relations sexuelles. Au cours de ses auditions, il reconnaît les faits reproches, tout en relativisant ses intentions.

Présenté au parquet de Béziers le 23 juin, il est placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention. Deux jours plus tard, le tribunal correctionnel de Béziers le condamne à quatre ans d'emprisonnement avec maintien en détention. La juridiction prononce également un suivi socio-judiciaire de trois ans avec injonction thérapeutique, une interdiction de tout contact avec des mineurs, la confiscation de son téléphone portable, la suspension de ses comptes en ligne pendant six mois ainsi que son inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles. Il avait déjà été condamné à huit reprises, notamment pour vol, violences et agression sexuelle.

Camille Casanova/InfOccitanie.